
Vous convertissez une photo en noir et blanc et tout s'aplatit : le ciel se vide, le sujet se noie dans le décor et le grain ne ressemble à rien. Le problème vient rarement du logiciel, il vient de ce qu'on lui donne à traiter et de l'ordre dans lequel on travaille. Ces quatre ateliers reprennent une image entière à chaque fois, du fichier brut jusqu'aux finitions : un paysage d'Écosse, une architecture, un portrait en studio et un trucage en bichromie. Vous en sortez avec une méthode qui tient sur n'importe quelle photo, pas avec une liste de curseurs.
Développement noir et blanc : ce que vous saurez faire
Les compétences ci-dessous se rejouent sur vos propres images, quel que soit le sujet.
- Préparer un fichier couleur pour qu'il donne un noir et blanc riche
- Équilibrer ciel et premier plan avant tout réglage global
- Doser structure, contraste doux et ClearView sans virer au HDR
- Cibler une zone précise avec les points et lignes de contrôle
- Choisir un grain crédible selon la taille de diffusion finale
- Enregistrer vos préréglages, points de contrôle compris
- Repérer quand sortir du plugin pour finir dans Photoshop
Préparer le fichier avant d'ouvrir Silver Efex
Un noir et blanc se fabrique avec de la couleur : plus le fichier en contient, plus il y a de matière à répartir dans les gris. Le premier atelier montre donc le passage dans Camera Raw avant la conversion, avec une logique contre-intuitive, saturer et exagérer ce qu'on ne verra jamais en couleur. Au passage, les corrections qui ne se rattrapent pas ensuite : poussières du capteur, aberration chromatique qui vire au halo une fois en gris, profil de l'objectif, puis un export TIFF 16 bits pour garder toute la matière. La méthode s'adapte à Lightroom, Capture One ou tout autre logiciel de développement, et vous pouvez la comparer avec celle de la conversion noir et blanc menée dans Photoshop.
Ce que l'outil fait mieux que les autres, et là où il coince
Les curseurs de structure par gamme de tons, le contraste doux, ClearView et les émulations de films n'ont pas d'équivalent direct ailleurs : c'est ce qui justifie le détour par le plugin plutôt qu'une conversion maison. Les ateliers assument aussi le revers, notamment sur la tour Eiffel, où les points de contrôle atteignent leur limite face à une structure métallique, et sur le portrait, où un réglage trop dur finit en solarisation et se rattrape au tampon dans Photoshop ou Affinity Photo. Les ateliers ont été tournés sur la version 6, celle qui a unifié l'interface de la suite, et ce qui s'y passe sur les tons, le grain et les filtres couleur reste identique aujourd'hui ; les versions suivantes ont surtout ajouté des outils de masquage, détaillés dans le cours gratuit sur les nouveautés de Nik Collection 9.
Pour qui
Pour des photographes qui développent déjà leurs fichiers bruts. Le badge de niveau affiché sur cette page est indicatif : les ateliers supposent que vous savez lire un histogramme, exporter en TIFF 16 bits et, sur le portrait, manipuler un objet dynamique dans Photoshop. Aucune connaissance préalable du plugin n'est nécessaire, son interface est présentée en détail dans le premier atelier. Les fichiers sources sont fournis, fichiers bruts, TIFF déjà optimisés et fichiers XMP de réglages, plus deux images bonus pour vous entraîner seul.
Pour aller plus loin
Si vous êtes déjà passé à la dernière version de la suite et que vous voulez couvrir Color Efex et Analog Efex en plus du noir et blanc, les quatre ateliers Nik Collection 9 du même formateur balaient les trois plugins créatifs.
















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