
Vous savez expliquer votre activité en face à face. Devant une caméra, c'est autre chose : on ne sait pas quoi dire, on ne sait pas où se mettre, et le résultat fait amateur. Faire appel à un vidéaste coûte cher pour une vidéo de présentation qu'il faudra refaire dans six mois.
Cette formation vous rend autonome. Deux vidéastes professionnels vous accompagnent de la définition de votre message jusqu'à la publication, avec un seul outil de tournage et de montage : votre smartphone. À la fin, vous avez une vidéo de communication terminée et publiée, pas seulement des connaissances.
Une vraie cliente, filmée du début à la fin
Le fil rouge n'est pas un exemple de démonstration. C'est Hélène, artisan savonnière en Gironde, fondatrice de sa savonnerie. Vous la suivez pendant qu'elle écrit son message, qu'elle s'installe, qu'elle rate ses premières prises et qu'elle recommence. Les formateurs débriefent ses prises devant vous, y compris les mauvaises : regard fuyant, posture penchée, articulation. Vous voyez ensuite le montage complet de sa vidéo, du dérushage jusqu'à l'export.
C'est ce qui distingue cette formation d'un tutoriel logiciel : vous ne regardez pas un professionnel réussir du premier coup, vous regardez une débutante y arriver.
Module 1 et 2 : savoir quoi dire avant de savoir comment filmer
Les deux premiers modules ne touchent pas à la caméra, et c'est volontaire. Vous définissez d'abord votre identité spécifique, vos clients cibles et votre objectif, parce que tous les entrepreneurs veulent du chiffre d'affaires mais que le chemin diffère selon qu'on met en avant un savoir-faire, un produit ou une relation de confiance.
Vient ensuite la construction du message, puis deux ateliers d'affinage : un passage qui vérifie si vos arguments sont percutants, et un travail d'appropriation à l'oral pour que le jour du tournage vous ne cherchiez plus vos mots. Le principe est répété tout au long du cours : on valide une étape avant de passer à la suivante, sinon les doutes s'empilent.
Module 3 : monter un studio chez soi
- Choisir sa zone de tournage : arrière-plan uni, neutre, mat, et pourquoi
- Aménager l'espace, quitte à déplacer des meubles, avec un exemple volontairement difficile
- Régler le cadrage, y compris le choix de la chaise et la posture assise
- Éclairer avec deux projecteurs, sans chercher un rendu de cinéma mais une lumière homogène et sans ombre portée
- Installer le micro-cravate correctement, boucle et bonnette comprises, et le brancher selon que votre téléphone a une prise jack ou non
Module 4 : les réglages et le tournage face caméra
Prise en main d'InShot, gestion de l'espace de stockage, réglages du téléphone, puis le tournage proprement dit. Deux vidéos bonus sont consacrées au débriefing : la première explique à quoi être attentif, articulation, débit, posture, regard, la seconde analyse plusieurs prises réelles avec leurs contre-exemples.
Un chapitre traite aussi de l'intégration de plans d'ambiance et de la recherche d'images d'illustration pour donner du rythme à votre montage.
Module 5 : le montage, étape par étape
Neuf making of se succèdent sur le projet d'Hélène :
- Dérushage et présélection des plans depuis la galerie
- Import et nettoyage de la timeline
- Recadrage avec l'outil Toile, et application du réglage à tous les plans d'un coup
- Intégration du logo, des icônes et des photos d'illustration
- Aération de la timeline avec des vides pour créer des respirations
- Incrustations texte : nom, fonction, nom de l'entreprise
- Intro sans habillage, parce que sur les réseaux vous avez trois secondes pour convaincre, et outro avec appel à l'action
- Musique de fond choisie selon l'univers du projet, et mixage à l'écoute au casque
- Étalonnage léger, deux ou trois paramètres, avec ce rappel : le tournage fait 99 % du travail, la post-production ne rattrape pas une mauvaise image
Une vidéo bonus traite des sous-titres. InShot ne permet pas de les éditer, la formation montre donc un contournement en passant par YouTube.
Module 6 : vérifier, exporter, diffuser
La relecture finale, l'export avec ses réglages de définition et de fréquence, les différences entre Android et iOS à cette étape, puis une vidéo bonus de conseils de diffusion : choisir sa plateforme, comprendre qu'un outil posé sur un réseau social ne produit pas de résultats tout seul, et éviter les pièges classiques.
Ce dont vous avez besoin
Un smartphone, Android ou iPhone. Les deux environnements sont traités, y compris les différences à l'export.
Du matériel d'appoint. Les formateurs ont réuni une sélection à moins de 100 euros : un trépied léger, un micro-cravate avec son adaptateur, et deux petits projecteurs. Le module 3 suppose que vous l'avez en main pour manipuler en même temps. Vous pouvez suivre la formation sans, mais il faudra revisionner ce module une fois équipé.
L'application InShot. Elle s'installe gratuitement, et sa version gratuite permet de monter. La formation recommande cependant la version Pro, qui supprime la publicité et le filigrane, et le formateur détaille les formules disponibles au moment du tournage. Vérifiez la grille tarifaire en cours dans l'application avant de vous décider.
À qui s'adresse cette formation
- Entrepreneurs, artisans et commerçants qui veulent présenter leur activité sans budget de production
- Formateurs et consultants qui doivent incarner leur offre en vidéo
- Associations et petites structures sans service communication
- Toute personne qui a déjà tenté une vidéo de présentation et n'a pas été satisfaite du résultat
Aucun prérequis technique. En revanche, la formation demande de la mise en pratique : vous écrivez, vous tournez, vous montez.
Vos formateurs
Julien Pellier est vidéaste professionnel pour les entreprises, associations et institutions, et réalise du contenu vidéo depuis plus de quinze ans : vidéo promotionnelle, tutoriel, drone, interview, reportage, fiction. Il a également passé quinze ans dans le commerce, dont cinq en management et gestion de projet, ce qui explique que la formation commence par les objectifs de communication avant de parler technique. Il assure les modules théoriques.
Anthony, également vidéaste professionnel, prend le relais sur l'ensemble des making of : montage du matériel, réglages, tournage et post-production sur smartphone.
Pour aller plus loin
Si vous filmez sur iPhone et voulez approfondir la prise de vue, la formation filmer comme un pro avec son iPhone détaille les réglages natifs de l'appareil. Pour un montage plus orienté réseaux sociaux, explorez les cours de réalisation et montage vidéo du catalogue. Et si la vidéo devient un axe professionnel, la formation vidéaste éligible au CPF propose un parcours certifiant avec un mentor dédié.



























Avis des apprenants