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Nouveau PSD à télécharger !

PSD Fotolia Ten

Mi Kyung Kim et Kenichiro Tomiyasu vous proposent une nouvelle composition dans le cadre de l’opération Ten de Fotlolia et donc, un nouveau PSD à télécharger gratuitement pour 24h ! Découvrez ici l’interview et les backstages de la réalisation de leur composition :

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PSD gratuit Mikel Muruzabal & Christophe Huet

ten-S3e4

Voici une nouvelle collaboration proposée par Fotolia dans le cadre de l’opération Fotolia Ten.

Ce mois-ci Mikel Muruzabal (Photographe) & Christophe Huet (retoucheur professionnel) ont travaillés ensemble pour créer une nouvelle composition créative. Vous pouvez télécharger gratuitement pendant 24h le PSD final de ce compositing.

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Le PSD gratuit de Paul Ripke et Nik Ainley

Ten collection PSD gratuit

Paul Ripke, photographe et Nik Ainley, designer, se sont réunis pour créer et vous offrir un nouveau PSD issu de la collection TEN de Fotolia, saison 3. Pour rappel, cette saison innove en mettant en place des binômes (un photographe et un designer) qui se réunissent le temps d’une création commune. Découvrez les coulisses et le travail de ces 2 artistes et surtout, pensez à télécharger le PSD qui est gratuit pour 24h seulement !

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PSD gratuit de Lucia Giacani et Mateusz Chmura

Visuel 2nd binome

Télécharger pour 24h un nouveau PSD gratuit ! Voici la seconde collaboration d ‘artistes pour la nouvelle saison de la collection Ten de Fotolia. Au programme la rencontre de la photographe Lucia Giacani et de l’artiste 3D Mateusz Chmura. Découvrez les backstages de cette nouvelle création :

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PSD gratuit de Eric Paré et Mike Campau TenS3E1

Ten saison 3

Eric Paré et Mike Campau sont les premiers artistes de cette saison 3 de Fotolia Ten et vous dévoilent les secrets d’une bonne création. Pour l’occasion, voici un nouveau fichier PSD gratuit

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Fotolia Ten : le PSD de Hejz

PSD Hejz de Fotolia

Peter Jaworowski est le 11ème artiste de la collection TEN Fotolia Saison 2. Il est le fondateur de l’agence Ars Thanea qui collectionne les références : Nike, Nokia, Ubisoft… Une occasion unique de découvrir cet artiste au travers d’un PSD gratuit pendant 24h seulement, mais également avec ces 2 vidéos :

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PSD Alberto Seveso gratuit pour 24 h

PSD Alberto Seveso

Alberto Seveso, vous le connaissez certainement, puisqu’on lui doit le visuel des packagings d’Adobe Photoshop CS6 Extended. Il vous propose, dans le cadre de l’opération TEN Saison 2, un PSD gratuit pour 24h seulement. L’occasion unique de découvrir comment l’artiste travaille.

 

 

 

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PSD Serial Cut

PSD Serial cut

Ce mois, un nouveau PSD gratuit (pour 24h seulement) signé Sergio Del Puerto alias Serial Cut pour l’opération Ten Saison 2 de Fotolia. L’occasion de découvrir le travail, de cet artiste espagnol. Vidéos, interview…bref, tout ce qu’il vous faut !

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Mon nom est Sergio Del Puerto mais je suis plus connu sous le pseudo de Serial Cut, le nom de mon studio, spécialisé dans la direction artistique, que j’ai crée en 1999.

Parlez-nous de votre formation: avez-vous suivi un parcours universitaire ou êtes-vous autodidacte ?

Je suis un autodidacte. J’ai commencé à étudier la communication audiovisuelle à la Faculté des Sciences de l’Information de l’Université Complutense de Madrid. Je me suis très vite intéressé au design en allant régulièrement à la bibliothèque. Internet était en effet peu répandu à cette époque… J’emmagasinais alors autant d’informations que possible tout en suivant en parallèle des cours d’art.

Puis j’ai commencé à travailler avec mon ordinateur. Mon premier travail a été de créer des flyers pour les boîtes de nuits de Madrid. C’est à cette période que j’ai rencontré Paloma Rincon, une camarade de classe, qui débutait, elle, dans la photographie et dont sa passion se complétait très bien avec la mienne pour la conception graphique. Nous avons suivi notre propre chemin jusqu’en 2005 où nous nous sommes retrouvés.

Entre temps, de mon côté, j’ai continué à étudier et avant même d’avoir terminé mon cursus, j’ai eu mon premier emploi au magazine Vanidad, dédié aux tendances. Cette première expérience m’a rapidement apporté d’autres opportunités. Ainsi, toujours parallèlement à mes études, j’ai aussi travaillé en freelance pour El Pais et pour des studios de design.

J’ai gardé ce rythme soutenu jusqu’à il y a 5 ans où j’ai obtenu mon indépendance. Lorsque je me suis mis à mon compte, j’avais déjà un certain nombre de clients issus de mes expériences précédentes. Tout s’est fait progressivement, étape par étape, avec de plus en plus de clients prestigieux et des travaux toujours plus intéressants. Il y a quelques temps, j’ai commencé à travailler avec d’autres designers, le premier à être arrivé au studio s’appelle Jimmy et l’équipe s’est agrandie au fil du temps.

Je ne publie, dans mon portfolio, que les créations que j’ai réalisées moi même. Je ne me suis jamais servi des créations que j’ai faites pour d’autres agences, même si elles étaient bien et qu’elles auraient pu m’aider. C’est ma manière de présenter mon style…

Travaillez-vous au sein d’une agence ou en tant que Freelance ? Et pourquoi ?

Dans la vie, il arrive un moment où nous devons nous faire 100% confiance. Lorsque vous travaillez pour un client, il est possible qu’il ne comprenne pas votre vision et qu’il vous traite comme un exécutant et non comme un directeur artistique.
Je me suis toujours battu contre cela mais dans une agence c’est impossible. En ayant mon propre studio, j’ai le choix d’accepter ou non le projet d’un client. Mon refus peut être lié à un manque d’intérêt pour le projet, à un manque de temps ou tout simplement à un manque de budget.

Quel a été votre parcours dans l’illustration digitale ?

Je ne me suis jamais considéré comme un illustrateur mais plutôt comme un « faiseur d’images », c’est d’ailleurs la signature de notre studio : « Faiseurs d’images depuis 1999 ». Nous ne faisons pas de campagne corporate, nous ne créons pas de sites internet… nous créons des images. La création d’un visuel est d’ailleurs plus stimulante en studio.

Nous avons mis du temps à nous spécialiser, à en arriver là où nous en sommes aujourd’hui et à faire ce que nous aimons. Notre évolution artistique s’est faite naturellement ; nous avons commencé par la conception graphique, puis par l’illustration et ensuite progressivement par la publicité. Dans la publicité, ce que le client attend de nous c’est un visuel impactant. Ensuite c’est l’agence de publicité qui l’adapte et prépare plusieurs propositions pour l’annonceur final. Ce que nous aimons avant tout, c’est le sens que nous donnons à nos créations. A première vue, vous vous ferez une première interprétation mais en regardant les détails vous aurez une toute autre vision de la création. C’est cela qui est passionnant dans notre métier.

Quelles sont vos influences ?

Je suis influencé par l’art, l’architecture et bien sûr le design ! J’aime étudier ce qui a été fait, pour chercher d’anciennes références, des classiques sans pour autant me focaliser dessus. J’aime revisiter des références pour les réactualiser. Par exemple, nous avons rendu un petit hommage à Magritte dans l’une de nos réalisations où la pomme était l’élément central de l’image. J’apprécie aussi réellement le travail de Herb Lubalin, c’est le meilleur designer dans le domaine de la typographie. Dans le livre que j’ai écrit, il y a une liste de tous ceux qui m’ont influencé. Je peux également être inspiré par un film ou un souvenir d’enfance par exemple… Petit, je ne comprenais pas le plaisir des autres garçons de mon âge à faire se battre des figurines, là où mon plaisir à moi était de les disposer simplement devant moi pour les prendre en photos. Aujourd’hui, j’aime toujours à créer ces scènes de vie et à les immortaliser sur un cliché.

Vos influences et inspirations ont-elles eu un impact sur votre style et votre travail ?

Oui, et c’est quelque chose dont nous ne nous cachons pas. Par exemple, il y a un hommage au Monty Python, que j’ai toujours aimé, sur la couverture de mon livre. Ce sont clairement eux qui m’ont inspiré.
Même chose avec Magritte. Ce sont leurs influences que vous pouvez retrouver dans nos travaux, mais toujours avec notre empreinte artistique.

Comment définissez-vous votre style ?

C’est une question que je me suis toujours posée et à laquelle j’ai toujours eu peu de réponses. Mais Alex Trochut, un de nos amis, nous défini très bien. Selon lui, nous sommes un croisement entre le surréalisme, la culture pop et le luxe, auxquels je rajouterais l’ironie. Je pense qu’il nous a bien défini, et cette citation est d’ailleurs sur la 4eme de couverture de notre livre.

Quel est le mot qui vous définit le plus ?

“Un bon travail appelle à un travail meilleur”. C’est ma devise car c’est ce que j’ai toujours voulu. Je me suis toujours battu pour que mon portfolio soit le meilleur des meilleurs, qu’il fasse parti de l’élite. C’est en voulant se perfectionner toujours plus, qu’on obtient les meilleurs projets. Et quelques très bons projets, c’est toujours mieux que de nombreux médiocres !

Pouvez-vous nous décrire votre méthode de travail pas à pas ?

Ça dépend du projet. Parfois je commence avec un crayon. En l’occurrence, pour Fotolia nous avons commencé avec un crayon, alors que vous pouvez faire un croquis sur Photoshop et travailler ensuite avec de la 3D. Je vais généralement du plus simple au plus compliqué. Même si je finalise rarement mes créations – ce sont mes collaborateurs qui s’en chargent – je donne l’idée directive du projet dans mes croquis. On se marre souvent parce que mes croquis sont assez sommaires mais ils savent toujours comment les interpréter et les faire vivre. Pour réaliser quelque chose de réelle comme une nature morte, j’utilise toujours des croquis Photoshop qui simule parfaitement le rendu des effets et des couleurs. Quand il s’agit d’un travail concret pour un client, nous ne pouvons pas nous dire que nous allons changer l’arrière plan, ajouter tel ou tel élément, etc. Les changements de dernière minute sont impossibles. Dans le cadre d’un projet personnel, nous avons également besoin de dessiner plusieurs fois des croquis. Il faut donc toujours commencer par un croquis, c’est ça le plus important !

Quels sont vos clients pour lesquels vous préférez travailler ? Pourquoi ?

Je n’aime pas forcément travailler pour les très grandes marques ou grands groupes car on perd beaucoup en communication, il y a trop de filtres et la procédure est longue avant d’avoir une validation finale. Il y a différents niveaux de décision, de nombreuses modifications et au final la partie la plus authentique du travail se perd. Donc je préfère travailler avec une entreprise de taille moyenne, qui comprendra mon travail et dont les feedbacks plus directs et plus francs permettront d’arriver plus rapidement à un résultat satisfaisant pour les deux parties.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

J’ai l’intention de me reposer un peu car depuis la publication de mon livre, je croule sous le travail ! Mais j’ai deux merveilleux projets en tête : le premier est le changement de l’identité visuelle du studio ; dont je m’occuperai quand j’aurais le temps. L’autre est un projet éditorial, dans le numérique… Ce projet s’est d’ailleurs concrétisé il y a peu de temps mais je ne peux en parler davantage pour des raisons de confidentialité.

Est-ce important pour vous de continuer à travailler sur des projets personnels en dehors de vos obligations professionnelles ? Pourquoi ?

Toujours ! C’est là que vous pouvez prouver votre valeur en tant que designer et vous faire un nom dans le milieu. Un portfolio devrait toujours contenir des projets personnels. Ils apportent quelque chose de nouveau, de frais. Et puis, ça peut être un investissement car ils peuvent inspirer les clients et les inciter à vous solliciter.

Si vous n’avez pas de projets personnels, c’est que vous n’êtes peut être pas suffisamment impliqué dans votre métier. Tous les designers devraient, selon moi, avoir leurs projets personnels. Et ne pas être de simples « exécutants », qui existent et que je respecte, mais qui selon moi ne se définissent pas comme designer.

Un designer doit avoir un leitmotiv en dehors des projets professionnels. Il faut faire quelque chose pour soi-même et le partager avec les autres. Et même si ça se transforme en projet professionnel, un designer a besoin de quelque chose qui vient initialement de lui, et il devrait toujours en être ainsi.

Vous venez d’un pays où la culture et l’histoire sont riches et profondes, cela vous influence-t- il?

En aucune mesure ! Je pourrais être à Helsinki, ça ne changerait rien. Je vis ici, parce que je vis ici, mais la culture espagnole ne m’influence pas. J’ai toujours eu une vision Internationale et créé mes travaux en anglais car plus universel. Oui, je dis que le studio est en Espagne, mais pour le moment, nous n’avons pas de clients espagnols, pour la plupart frappés par la crise.

Pensez-vous que, si vous aviez grandi dans un environnement / culture / pays différent, votre style et votre travail le seraient aussi ?

Oui, avec quelques nuances car il y en a toujours, mais je pense que mon style serait identique.

« D’où je viens? » Et « Où dois-je aller? »: est-ce-que ces questions résonnent dans votre travail ?

D’où je viens ? Non, parce que je sais d’où je viens. Où je vais ? Oui, c’est quelque chose que je prends en compte, parce que je vérifie toujours qu’il y ait une évolution, à la fois personnelle et professionnelle. Souvent, lorsque je discute au studio de la création d’une nouvelle image, c’est tout simplement pour la faire évoluer. Mais je dois aussi être réaliste, même s’il y a un style que j’apprécie particulièrement, je ne peux pas me l’approprier s’il diverge du mien, il faut rester cohérent avec soi-même. Il faut rechercher une évolution naturelle. Ce n’est pas suffisant de se dire « je vais changer », il faut de la volonté.

Pourquoi avez-vous rejoint le projet TEN?

Je trouve le projet TEN by Fotolia extrêmement riche et intéressant, notamment sa dimension internationale. J’apprécie l’esprit communautaire entre artistes et créatifs. C’est ensemble, que nous faisons grandir le projet. Je sais que ce concept plaît énormément aux créatifs et je suis très heureux et fiers de partager notre travail. J’espère que les designers apprécieront notre PSD car il est très complet et fourmille de détails.

Quel est votre avis sur la créativité ?

Au final, tout est bon et tout est mauvais. La créativité peut prendre différentes formes, chacun l’interprète à sa façon… La créativité est subjective.

Selon vous, quelles sont les qualités d’un grand designer ?

Un créatif doit avant tout surprendre, visuellement ou conceptuellement, peu importe. Mais le parti pris créatif doit être puissant et se singulariser. Ce qui est le plus difficile mais le plus nécessaire c’est d’avoir sa propre identité visuelle et un style authentique.
Ça rejoint la même idée que ma réponse sur la créativité, tout a déjà était fait, inventé, mais c’est en travaillant sur un angle différent que l’on va innover. Les autres qualités qu’un designer doit avoir c’est ce dont nous avons déjà évoqué : la capacité et la volonté de développer et de défendre ses propres projets.

Quel serait votre conseil aux jeunes artistes qui voudraient suivre votre exemple ?

Mon premier conseil est de consacrer beaucoup de temps et d’efforts à ses réalisations. Vous pouvez être chanceux, vous pouvez être talentueux mais si vous ne travaillez pas dur, votre avenir est incertain. J’ai atteint mes objectifs avec beaucoup de détermination et de travail. J’ai été capable de faire beaucoup d’efforts, car j’aime ce que je fais. Vous ne devez rien craindre, vous devez tout essayer ¡ Quand vous commencerez, vous serez confrontés à de nombreux défis mais vous devrez rebondir sur toutes les opportunités. Par ailleurs, il est important de voyager, de découvrir de nouveaux lieux, bref, de ne jamais cesser de vous stimuler visuellement.

Parlez-nous de vos outils préférés: (périphériques, logiciels …)

Je ne peux pas utiliser de souris, je suis toujours avec ma tablette Wacom ! Et j’ai toujours un carnet avec moi. Comme mes collègues au studio ne sont pas espagnols, je dois expliquer le travail en anglais. Donc, si j’ai une mauvaise journée, j’ai besoin de dessiner pour me faire comprendre. Un carnet et un crayon, c’est le plus important pour communiquer ses idées. Je m’amuse plus avec Photoshop qu’avec Illustrator et je ne sais pas créer des animations en 3D. Je suis partagé à l’idée d’apprendre la 3D. Pour l’instant, je préfère laisser mes collègues s’en occuper, ils sont bien meilleurs.

Quel sentiment ou idée, avez-vous l’intention de transmettre à travers votre création?

Ce que je recherche avant tout c’est créer “l’effet Whaou”. J’aime quand les gens prennent plaisir à décortiquer une image, qu’ils s’amusent à chercher les détails, qu’ils se demandent ce qui est réel ou numérique, etc.
Pour la création de TEN, nous souhaitions créer un premier impact visuel et ensuite faire voyager le lecteur dans les détails. Ma création représente une scène en mouvement, on l’aime parce que le visuel raconte une histoire, une histoire simple certes mais où il se passe quelque chose, où des connections se créent…

Quelle a été la motivation de ce choix?

Je voulais créer une sorte de laboratoire étrange, assez énigmatique et c’est comme ça que l’idée a commencé. Au départ, nous avions une toute autre idée autour de la montagne, mais j’étais sûr que le concept du laboratoire était le meilleur. Et à la fin, nous avons pu développer notre idée.

Le brief de Fotolia a fait appel à la liberté de création. Aimez-vous travailler en suivant des directives artistiques définies, ou préférez-vous avoir carte blanche?

Tout dépend du projet. Il m’arrive parfois d’apprécier une ligne artistique déjà établie mais sur la plupart des projets je vais préférer avoir carte blanche surtout lorsque j’ai des idées clairement définies. Quoiqu’il en soit, un brief trop orienté et figé n’est pas quelque chose que j’aime, j’ai besoin de plus de liberté.

Votre travail révèle plusieurs niveaux de profondeurs : pouvez-vous expliquer les différentes «couches» qui le composent?

La base du travail est une organisation générale des éléments, sans intégration de détails, créée avec Cinema 4D. Les autres éléments ont été générés dans un second temps avec de la 3D, ça a été le cas par exemple avec les petites boules dans l’œuvre. Après ça, nous avons ajouté des photos trouvées sur Fotolia, et nous avons fait un photomontage avec Photoshop. Nous avons ajouté le tabouret, l’arbre à droite, le polaroid, la grille. On peut voir deux arbres sur la création, l’un est un élément 3D, l’autre est une photo. Les éléments 3D ont des caractéristiques communes mais les photos, déjà retouchées par les auteurs, ont leur propre lumière et colorimétrie. Nous devions prendre en compte ces contraintes et retravailler certaines photos car une mauvaise ombre ou un reflet mal orienté se verrait tout de suite et briserait le réalisme de la scène.

Avez-vous plus d’information ou “astuces” à révéler sur votre travail et les techniques que vous avez utilisées pour le créer ?

La lumière est très importante pour recréer le réalisme de ce type de réglages, tous les effets et les ombres doivent correspondre. Dans notre travail, il y a deux sources de lumières, la première vient d’en haut et la seconde de la droite. Le rendu de la scène 3D prend en compte ces éléments et nous avons dû retravailler certaines photos. Par exemple, le tabouret, qui est une photo de Fotolia, avait déjà de la lumière au-dessus et à sa droite, mais trop forte. Nous avons adouci la lumière avec Photoshop. L’ombre ne peut pas être créée avec Photoshop. C’est difficile d’avoir de bons résultats avec le dégradé venant du gris vers le transparent, nous avons donc créé 4 pieds en 3D pour générer de l’ombre avec Cinéma 4D et par la suite nous avons mis le tabouret dans un coin isolé sur les éléments 4D. Le fond derrière la scène était bien trop brillant pour que nous appliquions une texture usagée dessus. Le Polaroid a une lumière opposée, donc nous l’avons modifiée avec Photoshop et nous avons modifié également le reflet de la lentille. La tâche bleue a été créée avec un nouvel outil de Cinéma 4D, Scult. Vous commencez avec un cube et ensuite avec votre stylet Wacom, vous modifiez en tirant sur un côté et sur l’autre jusqu’à obtenir la forme que vous souhaitez.

Vous incorporez divers médias dans votre travail (3D, dessins, images, vecteurs …) : pouvez- vous nous en dire plus à ce sujet?

Nous avons utilisé de la 3D et des photos Fotolia, rien de plus. Les éléments 3D sont tous nouveaux, excepté quelques-uns que nous avions déjà créés, mais pas utilisés. Par exemple, les chaussures ont été créées avec 3DS Max pour un autre projet pour lequel nous n’en avons finalement pas eu l’utilité. Par contre, pour le projet Ten, ces chaussures avaient toute leur place.

Avez-vous utilisé vos techniques habituelles ou de nouvelles?

Notre réalisation est parfaitement fidèle à notre style : une base 3D améliorée par le photomontage. C’est très Serial Cut, comme ce que nous avons fait jusqu’ici.

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Un projet After Effects gratuit de Lydia Baillergeau

After Effects lydia-baillergeau

L’opération Ten de Fotolia vous réserve une petite surprise aujourd’hui. Ce n’est pas un PSD mais un projet AEP (After Effects) que vous pouvez télécharger gratuitement, pendant 24h. Ce projet très motion design est signé de l’artiste  Lydia Baillergeau.

Le projet Toast to Inspiration à télécharger

L’interview vidéo de Lydia Baillergeau

Découvrez Lydia en vidéo

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Lydia Baillergeau. Je suis motion designer freelance. J’habite à Oakland en Californie et je travaille à San Francisco.

Parlez-nous de votre formation : avez-vous suivi un parcours universitaire ou êtes-vous autodidacte ?

J’ai toujours dessiné, griffonné, imaginé et crée aussi loin que je m‘en souvienne. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours eu pour ambition de travailler dans le secteur du design. J’ai donc décidé de faire mes études en Graphic Design et j‘ai obtenu mon BFA. Après l’université, j’ai travaillé comme designer dans une petite entreprise. Suite à un parcours tumultueux, j’ai décidé de retourner sur les bancs de l’école pour étudier le motion design. J’ai en effet toujours cherché à représenter mes idées en mouvement. Lorsque j’illustrais des articles de journaux, j’imaginais les éléments s’animer, aller et venir sur la page… Le motion design vous permet de créer et d’envisager 24 ou 29 séquences au lieu d’une seule et c’est ce que j’adore !

Travaillez-vous au sein d’une agence ou en tant que Freelance ? Et pourquoi ?

Je travaille actuellement pour l’agence LaunchSquad en tant que responsable design. Le soir, j’essaie de dégager du temps pour des projets personnels. En agence, j’aime le travail en équipe autour de la création d’un concept. Les personnes qui m’entourent ont chacune leur expertise en motion design ce qui me permet d’apprendre énormément sur le sujet. On se stimule les uns les autres.

J’aime aussi travailler en freelance mais je suis très sélective sur les projets qu’on me soumet !

Quel a été votre parcours dans l’illustration digitale ?

J’ai commencé par la Suite Adobe Creative hardcore, lors de ma deuxième année de BFA. Avant je créais tout à la main avec un crayon à papier, un stylo, de la peinture…au début le passage au numérique a été dur mais au final les possibilités sont infinies et ça m’a permis de m’ouvrir davantage au monde.

Quelles sont vos influences ?

Tout ! La musique, la nature, les amis, les expériences (positives et négatives). Lorsque je ne me sens pas créative, je décide de m’aérer l’esprit: sortir, voir un beau paysage, tester un nouveau restaurant, aller voir un ami…

De nombreux artistes m’inspirent également; pour n’en citer que quelques-uns: Kyle Cooper, Karin Fong, Karin Rosenthal, Monet, Gregory Crewdson, Walter Murch.

Vos influences et vos sources d’inspiration ont-elle un impact direct sur ​​votre style et votre travail?

Je crois que tout ce que nous créons est en rapport avec nos expériences et nos influences. Mais j’ai été influencée par des artistes issus d’autres domaines. Par exemple, j’aime bien la façon dont Kyle Cooper a réussi à créer autant de séquences de titres en utilisant des méthodes de compositions pratiques et organiques. 

Comment définissez-vous votre style ?

Mon style est très ancré dans la notion de concept. Je pense qu’il est essentiel de tout articuler autour de l’idée et de l’histoire. Si vous faites quelque chose en rose, vous devez très précisément savoir pourquoi vous avez choisi cette couleur.
J’aime dire que mon style évolue. Je veux constamment apprendre, grandir et tester de nouvelles choses.

Quelle est le mot qui vous définit le plus ?

Éclectique

Pouvez-vous nous décrire votre méthode de travail pas à pas ?

Tout repose sur le concept.

Je définis le concept et réalise un canevas de l’histoire pour le choix des visuels.

Parfois, ceci implique un brainstorming stratégique ou un travail spécifique avec le concepteur rédacteur et le cinéaste. Nous pouvons passer un long moment avec le client afin d’établir le message et le ton.

Je crée des styles de cadres stratégiques, en me basant sur une structure déjà établie. Ici, j’ai commencé à regarder des images, à créer des graphiques, à effectuer des mises en page afin d’avoir une idée générale du style et du ton à adopter. Parfois je fais plusieurs déclinaisons afin de choisir la meilleure direction à suivre pour le client.

Je conçois le storyboard minutieusement en définissant toutes les transitions. Souvent, je dessine très rapidement, tellement vite qua ça devient incompréhensible ! Personne ne sait ce que je dessine mais ces petits croquis sont des simples notes personnelles pour la réalisation des images finales.

Je commence l’animation en plusieurs étapes. 1ère étape: Disposer tous les éléments, les animer en utilisant After Effects. 2ème étape: Peaufiner l’animation et ajouter des animations secondaires.

Quels sont les clients pour lesquels vous préférez travailler ? Pourquoi ?

Les clients ouverts aux nouveautés et qui font confiance à ma capacité à répondre aux messages et objectifs définis.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Avant tout, l’animation motion design pour le projet TEN by Fotolia, ensuite la création d’une animation typographique pour une série de courts-métrages destinée au secteur alimentaire, puis toute une série d’animations pour les clients de LaunchSquad, et je l’espère, une création pour les confiseries Jello.

Est-ce important pour vous de continuer à travailler sur des projets personnels en dehors de vos obligations professionnelles ? Pourquoi ?

Absolument mais c’est parfois difficile de trouver le temps nécessaire lorsqu’on est totalement accaparée par des projets professionnels. Je trouve qu‘il est toutefois important de s’investir dans des projets personnels pour mieux suivre les tendances et tester de nouveaux outils.

Vous venez d’un pays où la culture et l’histoire sont riches et profondes, cela vous influence-t-il ?

Les États-Unis sont un modèle multiculturel et notamment San Francisco. On y découvre différentes cuisines, diverses cultures se côtoient comme différents types d‘art. Tous ces éléments influencent incontestablement ma façon de penser.

Pensez-vous que, si vous aviez grandi dans un environnement différent / culture / pays, votre style et votre travail le seraient aussi ?

Oui, sans aucun doute. Si j’étais née ailleurs qu’en Californie, mon travail et mon style seraient probablement différents. L’expérience est primordiale pour façonner une personne et son style.

Pourquoi avez-vous rejoint le projet TEN?

Parce que c’est une formidable opportunité de pouvoir partager ma passion auprès de la communauté créative du monde entier.

Quel est votre avis sur la créativité ?

Tout le monde est créatif. Vous pouvez trouver un moyen créatif pour résoudre une équation de maths, faire un gâteau, résoudre un conflit ou dessiner une personne. Notre inspiration vient de ce qui nous entoure et de nos expériences. Cela nous aide à élargir nos idées et trouver de nouvelles sources d’inspiration.

Quelles sont pour vous les qualités clés pour un graphiste ?

La patience, la persévérance comme la volonté de communiquer une émotion ne suffisent pas. Pour un motion design magnifique, il faut une histoire magique.

Quel serait votre conseil aux jeunes artistes qui voudraient suivre votre exemple ?

Brainstormer, faire des croquis, articuler son travail étape par étape. Faire autre chose puis revenir sur son travail un peu plus tard. Vous aurez ainsi un nouveau regard sur ce que vous avez crée. Il vous arrivera parfois d’effacer votre création pour prendre une nouvelle direction artistique, et certaines fois, vous serez convaincu d’avoir pris la bonne voie.

Parlez-nous de vos outils préférés: (périphériques, logiciels …)

Je suis une grande fan d’Illustrator. Illustrator est un merveilleux outil car je peux faire plusieurs « art boards » et storyboard, du début à la fin, tout en animant des vecteurs. Ce logiciel m’aide vraiment à réaliser et à visualiser mon animation dans son ensemble.
Je peux voir comment les couleurs et les design seront utilisés tout au long de l’animation, et m’assurer que les éléments sont visuellement cohérents, dynamiques et originales.

Quel sentiment ou idée, avez-vous l’intention de transmettre à travers votre création?

Je voulais créer une petite animation en hommage au processus créatif. C’est quelque chose que j’expérimente chaque jour. La création et l’inspiration sont deux éléments magiques. C’est pourquoi, j’ai voulu les représenter à travers l’utilisation d’étoiles scintillantes, de lumières éclatantes et d’images éthérées.

Qu’est-ce qui a motivé ce choix?

Il y a peu de temps de cela, l’équipe créative avec laquelle je travaille est arrivée avec le concept d’un toast au processus créatif. Nous avons passé des heures à brainstormer pour savoir comment trouver la bonne idée puis notre rédactrice Leah Shesky, a pris sa plume pour rendre un bel hommage à la créativité. Je me suis donc dit que ce serait amusant de créer une petite animation sur cet axe.

Le brief de Fotolia a fait appel à la liberté de création. Aimez-vous travailler en suivant des directives artistiques définies, ou préférerez-vous avoir carte blanche?

Avoir carte blanche est la chose la plus merveilleuse que l’ont peut avoir. De cette façon, vous pouvez définir votre propre direction artistique. Vous pouvez vraiment choisir de suivre ce qui vous parle, ce qui vous inspire et ce qui vous motive. J’ai réellement appréciée avoir mes propres lignes directives pour cette animation.

Votre travail révèle plusieurs niveaux de profondeur : pouvez-vous expliquer les différentes «couches» qui le composent?

En animation, je pense qu’il est important d’avoir toujours plusieurs niveaux. Les animations secondaires, plus subtiles, ajoutent des niveaux de profondeur et de détails qui entretiennent l’intérêt de la personne qui les regarde. Techniquement, ça implique beaucoup de pré-composition, d’effets empilement et de calques de réglage.

Avez-vous plus d’information ou “astuces” à révéler sur votre travail et les techniques que vous avez utilisées pour le créer ?

Le pinceau d’Illustrator est un outil très puissant pour les compositions organiques. Vous pouvez prendre une illustration vectorielle, comme ce poisson de Fotolia, l’ajuster, puis en faire un pinceau. Ensuite, vous pourrez en tirer une animation séquentielle, qui aura beaucoup de caractère.
Vous pouvez également importer l’ensemble de ces couches dans l’After Effects et choisir leur ordre afin de créer un effet d’enchainement naturel pour votre animation. De plus, avoir des lignes de plus en plus épaisses, des couleurs de plus en plus sombres, aide vraiment à garder une conception visuelle attrayante et ajoute de la profondeur à votre animation. Pour cela, j’aime utiliser le dégradé sur la fonction « contour ».
Les calques de forme dans l’After Effects sont étonnants pour l’animation. Je les utilise beaucoup pour les animations en second plan. J’importe simplement mes fichiers Illustrator – comme l’ampoule électrique, je crée des formes à partir du calque de vecteurs et j’automatise l’animation avec les propriétés du calque de forme.

Vous incorporez divers médias dans votre travail (3D, dessins, images, vecteurs …) : pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet?

Ce fichier utilise des animations séquentielles en Flash, beaucoup de vecteurs graphiques, et un court-métrage 3D. L‘utilisation des éléments fait main avec des éléments numériques donne un beau contraste. J’ai édité des images vectorielles que j’ai téléchargées sur Fotolia pour les aider à mieux s’intégrer dans mon design. C’est une bonne façon de travailler parce que vous pouvez gagner du temps et éviter d’avoir à dessiner tout cela. J’ai modifié les vecteurs en changeant leurs couleurs. Pour ajouter une texture naturelle au canevas des scènes, j’ai utilisé des tons mats alpha et luma dans les Afters effects. J’aime explorer ce style dans mes transitions.

Utilisez-vous vos techniques habituelles ou en expérimentez-vous de nouvelles?

J’ai essayé de réaliser une animation séquentielle avec Flash pour créer des projections sur le verre de champagne. Pour cela, j’ai simplement importé mon fichier After Effects dans Flash et dessiné les éclaboussures image par image.

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PSD gratuit : Alexey Samsonov

PSD Alexey Samsonov

Alexey Samsonov et Fotolia vous propose pour 24h ce fichier PSD gratuit. Nommé Island ce PSD est une invitation au voyage : « J’étais en partance pour Bali lorsque Fotolia m’a proposé de participer au projet TEN. C’est de là qu’est venue mon inspiration. J’avais envie de partager ma destination en dessinant l’île où j’allais me rendre, telle que je me l’imaginais. ». Rien de mieux qu’une île pour débuter ce mois de juillet !

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