Après plusieurs années dans l’architecture commerciale, Diane ressent le besoin de renouer avec une passion qu’elle avait peu à peu mise de côté : la création artistique. Curieuse d’explorer de nouveaux moyens d’expression, elle choisit de se former au digital painting tout en poursuivant son activité professionnelle. Dans cette interview, elle revient avec beaucoup de sincérité sur son parcours, les défis qu’elle a relevés, l’importance du mentorat et la manière dont cette année de formation a transformé sa façon de créer.
Ce qu’il faut retenir :
- Le digital painting est venu enrichir ses compétences en dessin et en peinture traditionnelle, sans les remplacer.
- Elle a suivi sa formation en parallèle de son travail en avançant à son rythme grâce à une organisation régulière.
- Le mentorat de Koen Thorrée l'a aidée à développer son propre univers artistique plutôt qu'à reproduire un style existant.
- Cette année lui a permis de gagner en confiance, en méthode et en maîtrise technique pour concrétiser ses projets artistiques.
Bonjour Diane. Pour commencer, peux-tu nous en dire plus sur ton parcours ?
Je m’appelle Diane Béatrix. Je suis architecte d’intérieur de formation et je travaille depuis une quinzaine d’années dans l’architecture commerciale.
J’ai toujours aimé dessiner depuis mon plus jeune âge, mais les exigences de la vie professionnelle m’ont peu à peu éloignée de cette passion. C’est la peinture à l’huile, que je pratique depuis quelques années en autodidacte, qui m’a permis de renouer avec ma créativité et mon envie de raconter des histoires à travers les images.
Ce qui m’a décidée à rejoindre le parcours Digital Painter de Tuto.com, c’est qu’il ne s’agissait pas d’une simple formation à Photoshop, comme on peut en trouver beaucoup. Elle associait la maîtrise du logiciel à une véritable démarche artistique, ce qui correspondait exactement à ce que je recherchais. Le fait de pouvoir suivre la formation à distance et à mon rythme était également parfaitement adapté à ma situation. Enfin, le mentorat, même s’il m’impressionnait un peu au départ, a été un argument déterminant dans mon choix.
La formation Digital Painter est éligible au CPF avec 3h, 6h ou bien 9h de mentoring. Un webinaire est disponible et répondra certainement à toutes vos questions.
Tu avais déjà une solide expérience artistique, entre la peinture à l’huile, le dessin et ton métier dans l’architecture commerciale. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’ajouter le digital painting à toutes ces compétences ?
J’ai toujours considéré que chaque technique apporte une nouvelle façon de s’exprimer. Le digital painting m’attirait parce qu’il ouvrait de nouvelles possibilités créatives. Il permet de tester une grande variété d’outils, de les combiner librement et d’obtenir des effets que je n’aurais pas forcément imaginés avec des techniques plus traditionnelles.
J’aimais aussi cette idée d’explorer sans cesse de nouvelles approches, tout en conservant les bases du dessin et de la peinture. Pour moi, ce n’était pas une façon de remplacer les techniques traditionnelles, mais plutôt de les enrichir avec un nouvel outil de création.
Tu suivais la formation tout en étant en poste. Comment t’es-tu organisée pendant cette année pour trouver du temps afin de pratiquer régulièrement ? Est-ce que ça a parfois été un vrai défi ?
Oui, c’était parfois un vrai défi. Je suivais la formation en parallèle de mon travail, que j’exerçais à 80 %, ce qui m’a tout de même permis de dégager un peu de temps pour m’organiser. Je travaillais principalement le soir, les week-ends et pendant mes congés.
Cela m’a demandé de faire quelques sacrifices sur mon temps libre et mes loisirs, mais je savais pourquoi je le faisais. L’avantage du parcours était justement de pouvoir avancer à son rythme. Certaines semaines, je pouvais consacrer davantage de temps à la pratique, d’autres un peu moins. L’important était de rester régulière et de continuer à progresser, même par petites étapes.
Avec le recul, je ne regrette absolument pas cet investissement. Cette année de formation m’a beaucoup apporté, aussi bien sur le plan technique que dans ma façon d’aborder mes projets artistiques.
Tu as été accompagnée par Koen Thorrée tout au long de cette aventure. Qu’est-ce que son mentorat t’a apporté ? Y a-t-il un conseil ou un retour qui a changé ta façon de travailler ?
Le mentorat de Koen a été très précieux. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est qu’il ne cherche pas à faire de ses élèves des copies de son propre travail. Au contraire, il nous encourage à développer nos points forts et à affirmer ce qui fait notre singularité, notre propre univers artistique.
Je trouve que c’est essentiel dans un domaine aussi concurrentiel que l’illustration. À l’heure où l’essor de l’IA tend parfois à uniformiser certaines esthétiques, développer un style personnel devient plus important que jamais.
Toujours avec beaucoup de bienveillance et dans la bonne humeur, Koen a su me faire prendre conscience de mes axes d’amélioration sans jamais être décourageant. Il partage généreusement son expérience de designer graphique et d’illustrateur, avec de nombreux conseils très concrets qui m’ont permis de progresser tout au long de cette année.
Tu maîtrisais déjà des techniques artistiques traditionnelles. Selon toi, qu’est-ce qui change vraiment lorsqu’on passe de la peinture « classique » au digital painting ? Est-ce que les deux pratiques se nourrissent l’une l’autre ?
J’avais déjà de solides bases en dessin et en peinture traditionnelle, mais, pour être tout à fait honnête, il me manquait encore certaines connaissances techniques. C’est assez fréquent lorsqu’on est autodidacte : on apprend énormément par la pratique, mais il peut rester des notions que l’on n’a jamais vraiment étudiées.
Ce qui m’a frappée, c’est que ces fondamentaux sont universels. La composition, les valeurs, la lumière, la couleur ou encore la perspective sont tout aussi essentiels en digital painting qu’en peinture traditionnelle. Les outils changent, mais les bases restent les mêmes.
Le numérique apporte ensuite une grande liberté d’expérimentation. On peut tester, corriger, revenir en arrière ou essayer différentes approches très facilement. Finalement, les deux pratiques se complètent et s’enrichissent mutuellement.
Ton projet de fin de parcours, Orania, raconte bien plus qu’une simple image : on y découvre tout un univers, une gardienne de la montagne, une histoire, des recherches graphiques et même un character design. Comment est née cette idée et qu’avais-tu envie de transmettre à travers ce projet ?
Au début de la formation, j’ai découvert tout un pan de la création que je connaissais finalement assez peu : le design d’univers, le character design et l’environment design. J’en avais déjà vu les résultats à travers le cinéma, les jeux vidéo ou les films d’animation, sans vraiment imaginer tout le travail de conception qui se cachait derrière.
Cette manière de raconter une histoire à travers des personnages, des décors et un univers cohérent a été une véritable révélation pour moi. J’ai eu envie de relever ce défi et de créer un projet qui ne soit pas seulement une illustration, mais la porte d’entrée vers un monde plus vaste.
Ce qui me passionne particulièrement, c’est la recherche de cohérence. J’aime que chaque élément d’un univers — les personnages, les décors, les couleurs, les matières ou les formes — participe à raconter la même histoire et exprime la même intention. Pour moi, cette cohérence est l’un des piliers du design : elle donne du sens à la création et rend un univers crédible et vivant.
C’est ainsi qu’est née Orania. Je voulais imaginer un personnage profondément lié à la montagne et à la nature, tout en développant son histoire, son environnement et son identité visuelle. Ce projet m’a permis de mettre en pratique tout ce que j’avais appris pendant cette année, depuis les recherches graphiques jusqu’au character design et à la narration visuelle.
Cliquez sur l’image et découvrez le projet complet réalisé par Diane dans le cadre de sa formation en digital painting.
👉 Vous pouvez aussi retrouver le travail de Diane depuis son site internet Diane Beatrix ou bien sa page instagram @marilyn_printems
Si tu compares ton niveau d’aujourd’hui avec celui que tu avais au début de la formation, quelles sont les compétences ou les déclics dont tu es la plus fière ?
Le premier changement, c’est sans hésiter la confiance en moi. En un an, j’ai vraiment pris conscience du chemin parcouru et je me sens aujourd’hui beaucoup plus à l’aise pour mener un projet artistique de A à Z.
J’ai également gagné en méthodologie et en efficacité. Ce n’est pas que je ne faisais pas de recherches auparavant, mais aujourd’hui elles sont beaucoup plus ciblées et mieux structurées. Je sais davantage où chercher les bonnes références et comment les exploiter pour servir mon projet.
Enfin, je pense que le plus grand déclic est là : lorsque j’ai une intention artistique ou un rendu précis en tête, je sais désormais, dans la plupart des cas, quelles techniques et quelles étapes vont me permettre d’y parvenir. Avant la formation, j’avançais davantage par essais successifs. Aujourd’hui, mon travail est beaucoup plus maîtrisé, tout en laissant une place à l’expérimentation et à la créativité.
Avant de commencer la formation, tu imaginais devenir une créatrice « multi-casquette », capable de créer des illustrations, des motifs ou encore des œuvres en tirages limités. Maintenant que cette année est terminée, quels sont les projets qui te font le plus envie pour la suite ?
Cette année de formation a confirmé mon envie de développer un univers artistique qui me ressemble. J’ai aujourd’hui plusieurs projets autour de l’illustration, avec l’envie de créer des personnages, des histoires et des univers cohérents, que ce soit pour l’édition jeunesse ou d’autres supports.
Je souhaite également poursuivre le développement de mes collections de motifs destinées au textile et à la décoration, tout en continuant à réaliser des œuvres originales et des tirages d’art. J’aime l’idée de pouvoir faire dialoguer ces différentes facettes de mon travail : l’illustration, le design de motifs et la peinture traditionnelle se nourrissent mutuellement et me permettent d’explorer différentes formes d’expression.
Pour terminer, si une personne passionnée par le dessin ou la peinture hésite encore à suivre le parcours Digital Painter de Tuto.com, qu’aurais-tu envie de lui dire pour l’aider à franchir le pas ?
Je dirais qu’il ne faut pas attendre de se sentir prêt pour se lancer. Si l’on est passionné par le dessin, le design ou la création en général, cette formation apporte de solides bases et permet de progresser rapidement, à condition d’y investir du temps et de l’énergie.
Si c’était à refaire, et si la situation le permet, je conseillerais même de suivre cette formation en y consacrant pleinement son temps, plutôt qu’en parallèle d’une activité professionnelle. C’est une année très riche, et plus on peut pratiquer, expérimenter et échanger, plus on en tire de bénéfices.
Je conseillerais aussi d’être très curieux. Les cours sont une excellente base, mais il ne faut pas hésiter à aller plus loin, à faire ses propres recherches, à analyser le travail d’autres artistes et à poser des questions à son mentor. Le mentorat est une véritable chance : c’est un espace d’échange précieux dont il faut profiter au maximum.
Enfin, je pense qu’il est important de ne pas chercher à aller vite. Construire son regard, développer sa sensibilité et trouver son propre style demandent du temps. Cette formation donne les outils pour y parvenir, mais c’est la pratique régulière et la curiosité qui font vraiment la différence.





