Elle a suivi 2 parcours sur Tuto.com et aujourd’hui elle enchaîne des projets assez fous. Humble et d’une très grande gentillesse, Raphaële (Raf.) a accepté de répondre à mes nombreuses questions. Bon il faut dire que j’étais très curieuse et admirative de son parcours, alors je n’ai pas mis de limites. 😁 On parle même IA avec son regard d’artiste. Alors on vous laisse découvrir tranquillement son histoire, ses formations, sa vie aujourd’hui et aussi ses conseils.

Bonjour Raphaële ! Pour commencer, qu’est-ce qui t’a motivée à te lancer dans une formation en Digital Painting sur Tuto.com ?

Bonjour Sophie 😊

Après 15 années comme rédactrice-graphiste dans une entreprise de presse, je me suis retrouvée au chômage en février 2022. C’était le moment pour moi de faire des choix. 

En « off », le soir, les weekends, j’avais commencé à publier mon webcomic « les Trois Mousquetaires de la Rose » sur une plateforme numérique. Mais je n’en vivais pas. Le dessin de manière générale passait toujours au second plan.

J’ai donc décidé dans un premier temps de trouver une formation qui me permette de me remettre à niveau sur Photoshop, que je n’utilisais pas à pleine puissance. Puis pourquoi pas, découvrir de nouveaux horizons, et essayer de nouvelles choses. 

J’ai une formation traditionnelle en illustration. Au fur et à mesure du temps, j’ai complété ma palette en apprenant l’aquarelle ou encore la peinture à l’huile. Je me suis dit que le digital painting pourrait me servir. Pour moi l’art est humilité, il y a toujours à découvrir. J’ai saisi cette opportunité d’en apprendre plus sur un domaine où je ne savais rien.

Dans un premier temps, j’ai cherché des formations qui pouvaient être financées à 100% par mon CPF. Et c’est comme ça que le programme du parcours digital painting de chez Tuto a retenu mon attention. En plus d’une grosse partie sur Photoshop, j’ai lu qu’il y avait des cours dispensés par Raphael Lacoste, ou Marc Simonetti, entre autres, ça été le déclic : la carotte ! 😁

Si je voulais changer de vie, si je voulais que le dessin soit ce qui me définit à 100%, il fallait que j’en apprenne plus sur le digital painting

Ta formation de Digital Painter s’est faite sous la supervision de Pascal Sibertin. Peux-tu nous parler de ton expérience avec lui et comment il t’a aidée à progresser ?

Les échanges avec Pascal ont toujours permis un vrai enrichissement dans le cheminement de mon projet final. Je savais dès le départ ce que je voulais présenter, et Pascal s’est adapté à mes idées. Mais il a gardé en tête les besoins et nécessités, l’adaptation et la progression à mettre en avant de mon travail final. En suivant ses directives, j’ai pu rester sur un axe cohérent, tout en gardant une grande liberté de ton. 

Grâce à son expérience et son « œil », mon projet ne s’est pas égaré. C’est quelque chose que j’ai appris et que je garde toujours à l’esprit désormais. Une ligne de base à suivre, pour rester cohérente. 

(Merci Pascal) 😉

Peux-tu nous expliquer le processus créatif qui se cache derrière ton projet de fin de parcours en digital painting « L’Ombralchimiste & la Portemonde » ? Comment t’es venue l’inspiration ?

J’ai passé 3 ans à la fac pour un diplôme d’Histoire de l’Art. J’avais des cours d’art antique et d’art médiéval entre autres, mais ce n’est pas pour moi… j’ai passé plus de temps à dessiner dans les marges de mes cours les monuments et artéfacts qu’on nous montrait, qu’à vraiment être un authentique rat de bibliothèque. 😂 J’en garde un goût pour l’Histoire, une curiosité pour l’art, l’architecture et par extension, la fantasy. Ce sont de grandes sources d’inspiration. 

J’ai appris à maitriser la perspective en voulant intégrer des ensembles monumentaux à mes illustrations, en découvrant par exemple le travail de John Howe sur la cathédrale de Strasbourg. Aujourd’hui, j’adore dessiner des perspectives, alors qu’au début c’était toujours une catastrophe visuelle.

Un aperçu du travail (de fou) de Raf. pendant son parcours, au sujet notamment des perspectives.

Pour le projet, j’avais entamé la lecture d’un livre sur l’art des Mésopotamiens, alors que la formation commençait. J’ai été happée par la magnificence de la porte d’Ishtar (c’est une des huit portes de la cité intérieure de la ville de Babylone, dans la Mésopotamie antique). Elle arbore un bleu très puissant, et elle est ornée de mušhuššu (c’est un animal de la mythologie mésopotamienne, mais ne me demandez pas comment ça se prononce par contre 😆) en mosaïque. 

J’avais ma base graphique et architecturale. La perspective guidera l’œil sur le personnage. Malgré un ensemble assez massif inspiré de cette porte. 

J’ai fait le choix d’ajouter un griffon pour qu’il soit reconnaissable par tous. Mais pour plus de puissance, il se détache du mur, prêt à en découdre. Le personnage féminin devait garder cet esprit orientalisant, j’ai opté pour des vêtements d’inspiration maure. J’avais en tête les peintures de Jean-Léon Gérôme et de l’orientalisme, courant artistique du XIXe dont je suis une fan. Comme j’aime écrire, j’ai inventé le passage d’un livre sur un personnage qui pourrait être doté de pouvoir, nommé Ombralchimiste, et devant traverser la Portemonde, lors d’une quête. Et pour les couleurs, je suis partie sur un ensemble de bleu sombre, du bleu d’Ishtar et de rouge pour l’effet de contraste.  Le livre est aussi un projet d’écriture, pour plus tard (traduisez.. quand j’aurais le temps…😅). 

Voici un extrait du projet de fin de parcours « L’Ombralchimiste & la Portemonde » en Digital Painting présenté par Raf.

Après ta formation en Digital Painting, tu as décroché des contrats comme coloriste BD et lettreuse en page de mangas. Comment cette formation t’a-t-elle préparée pour ces rôles ?

Pour le contrat de coloriste, grâce aux cours sur Photoshop, je me sentais plus à l’aise sur le logiciel pour postuler. De plus, on a des cours aussi sur l’environnement professionnel, comme celui d’Antoine Desfarges, toujours généreux dans ses conseils prodigués. Il explique très bien, dans un contexte précis, comment se vendre, et vendre son travail. C’était la petite touche de pinceau nécessaire qui me manquait pour avoir suffisamment confiance et tenter ma chance. 

Pour le travail de lettreuse, avec le parcours Illustrator, j’ai pu suivre des cours sur InDesign. Encore une fois, ce sont les cours sur les logiciels (fonctionnalités, utilisations) qui m’ont fait avoir confiance, mais aussi les exercices et conseils des tutos qui m’ont donné les clés pour répondre aux offres.

Pourquoi as-tu décidé de renforcer tes compétences sur Illustrator après ta formation en Digital Painting ?

Je voulais avoir plusieurs cordes à mon arc.

Je me savais en difficulté sur Illustrator et InDesign, que je n’avais plus utilisé depuis au moins une décennie. Après avoir achevé le parcours DG, j’ai échangé avec vous au sujet des parcours qui seraient plus le judicieux pour moi. J’ai été conseillé et accompagné dans mon choix. Je ne regrette pas. C’est ainsi que j’ai suivi le parcours Illustrator complémenté par un gros bundle InDesign, me permettant de combler mes lacunes et parfaire mes connaissances sur la suite Adobe.

Grâce à ça, j’en suis à mon deuxième logo de manga avec l’éditeur Naban Editions. 😍 Et pour le lettrage, c’est avec Akata que je collabore. Malgré quelques appréhensions encore présentes, car c’est un travail très méthodique et très rigoureux, je travaille aujourd’hui sur mon 3e manga VF. C’est un peu fou d’avoir les planches des mangakas, et toutes les annotations, en brut, sans filtre et avoir l’honneur de travailler dessus. Je me sens super humble et chanceuse à chaque fois que j’en ouvre une. 

Durant un an et demi de formation, j’ai pris des notes sur un ensemble de cahiers. Chacun a son index et ses pages numérotées. C’est aujourd’hui, pour moi une base solide en cas de problème ou de doutes. La solution était forcément enseignée dans les cours, dans les exercices ou dans les exemples, donc elle est dans un de mes cahiers (ce sont « mes précieux » 😛).

Travailler avec Damien Gallez en tant que mentor, c’était comment ? Quels conseils précieux t’a-t-il donnés qui t’ont aidée à exceller dans ton projet ?

Damien se montre vraiment disponible. Il est à l’écoute du projet, et distille au cours des discussions toujours de bons conseils sur les problématiques qu’un professionnel peut rencontrer. De ce fait, il m’a aidé à ne pas me disperser, mais aussi à mettre en arrière-plan mes habitudes de dessinatrice, pour accepter les contraintes et comprendre les besoins du travail d’un graphiste. 

J’entends encore sa voix lors de la création de mon logo : n’oublie pas de simplifier, l’essentiel et rien d’autre. Il faut de la lisibilité et il faut se faire plaisir ! 

C’est même devenu un mantra ^_^ (merci Damien)

Ton projet final sur Illustrator, « Les Trois Mousquetaires de la Rose », est lui aussi vraiment chouette ! Quelles techniques spécifiques as-tu utilisées pour créer cette couverture de manga ?

C’est un webcomic que je publie depuis plusieurs années. J’avais de la matière en dessin. Mon éditeur m’a informé d’une grosse pause du site pour le développement de l’appli.

De ce fait, pour moi c’était aussi le bon moment pour revoir le logo. L’ancien avait été fait un peu vite, dans l’urgence et ne me plaisait pas. 

Le nouveau logo devait pouvoir me servir pour les e-publications, mais aussi, potentiellement, pour une édition papier

Tous les dessins de fond étaient donc prêts en amont. Il s’agit d’une illustration promotionnelle pour la couverture : Milady de Winter sur une banquette et « peu vêtue » + 1 case du webcomic pour la 4e de couv. 

J’ai opté pour le format d’une jaquette manga standard, et j’ai réalisé la mise page possible d’un tome 1, avec le résumé, et le logo nouvelle version. 

Comme contraintes imposées : lisibilité, une épée (rapière) apparente, avoir au moins une partie du texte avec une police type « manuscrite » et pour les couleurs : le cyan de la tenue des mousquetaires, un bleu sombre et un rouge puissant. 

Puis une version monochromatique lisible pour incursion sur différents supports. 

Je pense avoir répondu à toutes mes contraintes, j’ai hâte de le voir en ligne, et de trouver de temps de dessiner la suite aussi ! 

Et voici le rendu final réalisé par Raphaële 😍

Tu as également travaillé sur la BD « Retour au Normandy » en tant que coloriste. Peux-tu nous parler de ce projet ? Comment as-tu abordé la colorisation de cette BD ?

J’ai envoyé mon book et j’ai demandé à passer l’essai. A la base, c’était pour dessiner des planches. L’album étant un collectif, il manquait des dessinateurs. Mais quand j’ai reçu le coup de téléphone, le « casting » était au complet. Cependant, il manquait une coloriste

Comme souvent, on demande à passer un test pour voir si le style peut convenir. J’ai travaillé sur les planches de Jean-Jacques Dzialowski, qui étaient les seules terminées. Et après un premier jet sur de la basse déf, Jean-Jacques (artiste et porteur du projet) et Jessy Spahija (co scénariste, directeur du Normandy, porteur du projet et une bible vivante sur le théâtre) voulaient en voir plus. J’ai donc eu la planche numérisée (l’artiste travaille en traditionnel) pour faire mon essai. 

Il faut savoir que sur une planche comme ça il y a d’abord des retouches sur le noir et sur le blanc à faire avant de passer à la couleur (petit piège pour qui n’a jamais fait ça). Puis j’ai suivi ce que le dessinateur attendait de moi tout en apportant ma palette et mon style. (Pas de noir dans les ombres, utiliser les complémentaires ou teinter les lumières en me servant des couleurs de la case).

J’aime la BD depuis toujours, et je savais que c’était une grande chance. C’est un projet puissant : redonner vie à un théâtre du Havre de 1934 (Pour les chanceux y vivant, aller le voir, il est superbe !) Et j’allais peut-être pouvoir y participer (l’argent de la vente de la BD sert au financement des travaux de restauration). L’attente du résultat a été très stressante. 

Je ne savais pas combien nous étions à passer l’essai, je savais juste que je n’étais pas la seule. 

Puis enfin l’appel libérateur, et j’ai eu le job. 😍

Ensuite, j’ai découvert des contraintes auxquelles je n’avais pas pensé ! Je devais respecter les couleurs du théâtre au fil des ans (il a été dessiné sur différentes époques, de son édification à aujourd’hui), avec parfois une simple coupure de presse pour description… Bref, il y a eu de nombreuses retouches et aller-retour pour que mes couleurs soient validées. 

Je devais aussi mettre en avant le travail du dessinateur par la couleur sans noyer le dessin, et m’adapter à chaque style. Et pour finir je devais coordonnées l’ensemble, avoir une vision globale pour que mes couleurs soient harmonieuses d’un dessinateur à l’autre. 

C’était un gros travail, avec une deadline assez courte sur la fin. Je n’ai pas compté mes heures et mes journées de travail, mais je ne le regrette pas : quelle aventure géniale ça été !!!

J’ai eu à ma charge 70% des couleurs de l’album, et j’ai aussi dessiné un ex-libris pour l’édition collector. Je me suis rendue au Havre, au Normandy pour l’annonce officielle de l’album. C’était très émouvant pour moi, surtout que le hall venait d’être fini ! C’est un endroit magique et magnifique !

Grâce aux différents cours et à tous les conseils prodigués par chacun des professionnels, j’avais les compétences, et un regard pro sur la synthèse et la gestion des couleurs. 🙏

Voici un aperçu du travail de Coloriste réalisé par Raf. pour la BD « Retour au Normandy » et en vente ici si vous êtes intéressé.e.  😉

Quelles sont les différences principales que tu as remarquées entre travailler sur un projet de BD et sur des illustrations pour des mangas par exemple ?

Pour moi il n’y en a pas vraiment au niveau du travail. Ce sont plus des styles et des univers différents, mais pour la méthodologie, c’est assez identique.

On part du script, et comme si on le passait dans un entonnoir : on dessine un storyboard qui couvre tout l’album, puis on passe à une séquence narrative qui contient plusieurs planches, à une planche composée de cases, puis à une case. 

où j’ai rencontré des difficultés, c’est lors du passage de la page avec une lecture de gauche à droite, à la lecture verticale pour mon webcomic. On scrolle de haut en bas pour faire défiler les dessins. Ici, ce n’est pas en nombre de pages qu’on discute mais en longueur de bande. Du coup j’aime bien faire des perspectives en jouant sur les verticales !

Tu n’utilises pas d’IA dans ton travail. Quelle est ton opinion sur l’utilisation de l’IA dans le domaine de l’illustration et du graphisme ?

A mon sens, le problème ce serait avant tout la manière dont se sont constituées les bases de données des IA type Midjourney.  Des sites d’artistes ont été pillés : sans leur consentement. Donc on a des bases de données qui se sont constitués avec le travail d’artistes et sans leur avoir laisser le choix. 

De plus il manque une vraie législation. Quand il existera des lois avec un encadrement et un respect des artistes, je serai moins réfractaire. 

Maintenant il faut évidemment s’adapter, c’est là. Et je ne pourrais rien y faire. L’outil en lui-même ne me dérange pas, c’est ce passage en force qui me choque. Je sais que les lois commencent à se poser, elles-mêmes doivent s’adapter et apprendre à connaitre les IA. 

Je vis dans l’espoir que le métier de dessinateur, d’illustrateur perdure le plus longtemps possible ! Après tout, le dessin a été le premier mode d’expression de l’humanité. 😊

Et pour ma part, je continuerai à dessiner. Car c’est juste ce que je sais faire. C’est l’espace entre chacune de mes respirations. 

Maintenant que tu es illustratrice graphiste indépendante, comment te sens-tu par rapport à tes débuts dans ce métier ? Quels sont les défis que tu as surmontés ?

Le premier, c’est l’administratif… II manque toujours un document, il y a toujours quelque chose qui cloche… ce n’est pas un langage qui m’est familier. Il faut apprendre sur ce sujet, ce qui n’est pas toujours facile, surtout quand on a aucun code de décryptage sur la gestion ou la comptabilité. 

Ensuite, c’est de savoir doser entre les différents contrats. J’ai fait le choix de répondre à des offres pour des illustrations, mais aussi pour de la colo de bd, des logos et du lettrage….

J’essaie de ne pas en prendre trop ; j’apprends à gérer mon planning, qui s’étale 6 jours sur 7. C’est un rythme intense mais qui me convient. J’ai toujours des tâches différentes à faire, car c’est ce que j’aime. Parfois quand on dessine, on sature, on ne voit plus rien et on n’avance plus. Donc j’ai toujours une illustration en cours. Et quand je ne parviens plus rien à « voir », je change. 

Là, je peux, par exemple, passer sur le lettrage : c’est carré, c’est rigoureux et c’est une autre concentration. 

Puis il y a la colo : c’est un peu des deux. Il y a une phase de séparations des couleurs sans trop de surprises, puis il faut chercher et appliquer une palette, comme un peintre.  Ma journée a donc une multitude de teintes qui s’accordent entres elles. C’est magique !

Pour finir, j’apprends aussi à gérer des revenus qui ne sont pas réguliers, comme lorsque j’étais salariée. Tant que le travail n’est pas fini je ne suis pas payée. Donc il y a des mois avec et des mois sans. Mais la balance finit par s’équilibrer au fil des semaines.

Avec toutes ces compétences, quel serait ton prochain rêve à réaliser ?

J’aimerais faire un album de BD/manga que j’aurais écrit, dessiné, tramé ou colorisé dans une édition papier. Je suis d’ailleurs en train de voir pour sortir quelque chose sous la forme d’un patreon puis en autoédition ensuite si je ne trouve preneur. (Oui je fais ça aussi en plus, le scénario est en cours d’écriture ^_^).

Je suis aussi en pourparlers pour faire une (très grosse) série de plusieurs illustrations à thème médiéval (avec des épées des armures et des châteaux) pour un JDR. C’est encore trop tôt pour en dire plus mais j’espère que d’ici la fin de l‘année je pourrais en parler… je n’aurais à faire que des illustrations sur le Moyen-Age : LE REVE ! 😻

D’ailleurs le cours sur le dessin du chevalier d’Antoine Desfarges (merci Antoine) m’a montré une voix et ma voie, une palette, mon écriture. Dessiner des chevaliers… j’adore 😛

Quelle est la partie la plus gratifiante de ton travail en tant qu’illustratrice graphiste ?

En moins d’un an (j’ai commencé les réponses aux appels d’offres en automne 2023) j’ai eu tout un tas d’opportunités uniques et passionnantes. Je ne pensais pas en avoir autant pour être honnête. 

Puis il y a les rencontres. J’ai décroché des contrats dans des domaines très différents, et pour le moment, j’ai toujours travaillé avec des personnes adorables, passionnées et bienveillantes

Je viens de recevoir le petit jeu de société pour lequel j’ai fait une série de dessins cet hiver, et le client me parle déjà du prochain, car il a adoré mes dessins et travailler avec moi ! 

Jessy Spahija m’a gratifié d’un mot chaleureux et sincère de remerciement dans l’album. 

C’est fou je trouve. Ce sont des moments uniques et forts. 

Savoir que mon travail plait à ce point… c’est une chaleur, une lumière qui m’éclaire quand je doute. Ce sentiment m’est très précieux. 🥰

Enfin, quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaitent suivre une formation en ligne comme toi pour se perfectionner dans leur domaine ?

Il ne faut pas hésiter. Si on entame une formation, c’est que l’on a forcément une petite voix qui nous y pousse. Il faut l’écouter. 

Ensuite pour le digital painting : la formation apprend de nombreuses techniques, j’appelle ça des écritures. Pourquoi ? car ensuite, quand on connait les techniques, on apprend à écrire, et à trouver son propre trait/univers/écriture.

3D, 2D, photobashing, digital painting, l’art est multiple, alors autant essayer pour se trouver. 

Et si on se sent perdu, et que l’on a besoin d’aide, il y a toujours la super commu des painters pour répondre ou pour conseiller. 

J’ai moi-même fait des rencontres fortes, avec des gens géniaux et talentueux 😊 (petit coucou à Eni, Raynald, Nans, Koen et Jonathan 😊 )

Donc foncez !


Merci infiniment Raf. pour ton retour complet, constructif et sincère ! Tellement hâte de voir la suite de tes nombreux projets. Et si vous souhaitez la contacter et éventuellement travailler avec, voici tous les moyens possibles. 😁

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