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Rotoscopie : amélioration du contour dans After Effects

refine edge after effects

La Rotoscopie est une technique utilisée en vidéo pour isoler, image par image, un élément ou un personnage. Un travail fastidieux, qui requiert énormément de patience et de dextérité.

Fort heureusement, les outils de rotoscopie ont été améliorés avec le temps.

C’est ce que démontre cette vidéo publiée par Adobe et qui retrace l’histoire de la rotoscopie au sein d’After Effects depuis sa première version en 1993.

On peut apercevoir à la fin de cette vidéo la prochaine évolution de l’outil : Refine Edge, directement inspirée de l’outil « amélioration du contour » de Photoshop.

C’est donc une très bonne nouvelle pour les rotoscopeurs du monde entier, qui une fois de plus vont pouvoir gagner en productivité et sauvegarder quelques heures de travail. Cette évolution sera sans nul doute intégré à l’offre Creative Cloud prochainement.

Dossier Responsive Design – Intro

Dossier Responsive Design - introduction

Le Responsive Web Design :

Après avoir longtemps été confiné aux seuls écrans d’ordinateur, Internet est dorénavant accessible – en tous lieux et en tout temps – depuis un grand nombre de terminaux : smartphones, tablettes, desktop, télévision connectée ; de résolutions et de formats différents. Une multitude de supports qui déterminent une multitude de contextes de consultation : au bureau, dans un train ou caler dans son bain, dans les sollicitations ou dans le vide du quotidien… Bref.
Cette évolution des usages tend à reconfigurer notre manière de consommer (lire et interagir) de l’information. Presque un lieu commun, me diriez vous. Mais dans ce nouveau cadre, la mobilité devient une composante majeure.

 

Une multitude de supports qui déterminent une multitude de contextes de consultation : au bureau, dans un train ou caler dans son bain, dans les sollicitations ou dans le vide du quotidien…

 

Aussi, même si les statistiques et les moyennes montrent souvent leurs limites (la réalité est bien sûr un peu plus subtile, ou complexe), quelques chiffres étayent cette tendance : le trafic Internet global sur mobile représente 10 % et près de 15% des emails ouverts le sont également sur mobile*. Ces résultats peuvent sembler encore négligeables, mais qui ont toutefois triplé en moins de deux ans et ne devraient cesser de croitre à mesure que les technologies (terminaux, connexion, technologies, et ce qui est le sujet même de ce dossier) évolueront.

 

Une petite rupture historique, en somme, devant ce que la technique engendre comme mutations – sociales, culturelles, économiques, technologiques, esthétiques…

 

Devant ce constat, il devient nécessaire, pour tous ceux – Web designers, éditeurs, e-commerçants, annonceurs, créatifs, techniciens, etc. – dont la principale activité est de communiquer ou de vendre sur Internet, de s’adapter pour faire face à ces nouvelles injonctions et habitudes de consommation protéiformes.
Aussi, le Responsive Design (ou design adaptatif) n’est peut-être rien d’autre que l’expression de cet univers mouvant, en perpétuelle évolution qu’est Internet ; une petite rupture historique, en somme, devant ce que la technique engendre comme mutations – sociales, culturelles, économiques, technologiques, esthétiques – et qu’il nous est nécessaire de nommer.

 

Le responsive Design force à s’interroger sur les fondements mêmes de chaque métier du web. Peut-être, cette petite révolution web que, pour certains, le Responsive Design laissait présager se trouve t-elle là ?

 

Nous verrons ce que recouvre précisément ce terme. Néanmoins, il convient déjà de préciser : le Responsive Design n’est pas une seule réponse, dans sa forme définitive. Nous l’entendons avant tout comme un ensemble de solutions, d’outils et de technologies web adaptés à ce nouveau contexte. Mais également comme un mode de pensée qui oblige à revoir la manière de concevoir l’accès à l’information en fonction d’un support et d’un contexte d’utilisation pour en renouveler l’expérience utilisateur ; et force à s’interroger, devant ces nouveaux défis qui s’annoncent, sur les fondements mêmes de chaque métier du web. Peut-être, cette petite révolution web que, pour certains, le Responsive Design laissait présager se trouve t-elle là ? Finalement. Autant technique que culturelle.

 

Le Responsive Design n’est pas une seule réponse, dans sa forme définitive.

 

C’est à peu près le sens que prendra ce dossier, ou du moins, dans un premier temps, cette suite de billets.

  • Il sera d’abord question de faire un état des lieux – chiffré – de ce nouveau paysage qui se dessine, sans céder à l’euphorie ni à la panique (!) dans la pâle froideur des statistiques, avant de s’intéresser aux différentes problématiques qui en sont liées.
  • Nous verrons ensuite les trois principes fondamentaux sur lesquels repose le Responsive Design et les techniques CSS (et autres) qui permettent de le mettre en œuvre.
  • Les différents aspects et approches théoriques du Responsive Design vont être traités et, pour chacun, quels en sont leurs avantages, leurs inconvénients, leurs limites et leurs spécificités.
  • Tant qu’il reste encore des contraintes techniques (permanentes dans le web autant qu’inévitables à chaque moment de rupture ou de transition), nous verrons comment il est possible de les contourner.

Mobile First, RESS, Responsive Email, recommandations conceptuelles et esthétiques, référencement, stratégie de communication multi-supports, applications web mobiles contre applications natives… Bref, y a du taff !

 

Tant qu’il reste encore des contraintes techniques – permanentes dans le web autant qu’inévitables à chaque moment de rupture ou de transition.

 

Et au centre de ces considérations, une préoccupation : concilier la nature du support et le contexte de lecture afin d’offrir un contenu pertinent et une expérience utilisateur optimale.

 

* Sources : haikusages.fr.

Adobe annonce une alliance avec Maxon

Alliance entre Adobe et MAxon

Une alliance entre le géant ADOBE (qui édite notamment After Effects) et l’éditeur du logiciel 3D Cinema 4D, MAXON, vient d’être annoncée.

Quoi de plus naturel après tout ! Cela fait déjà bien 5 ans que Cinema 4D explose grâce à After Effects. En effet, de nombreux motion designers sont passés sous ce logiciel (notamment grâce aux capacités de Mograph) pour ajouter un peu de 3D à leurs créations. De fil en aiguille, nombreux sont ceux qui se sont penchés plus sérieusement sur ce logiciel 3D (au détriment de 3ds Max) facile à prendre en main, complet et bénéficiant d’une très bonne communauté sur le web à l’image de Greyscalegorilla ou encore de nos petits amis de chez Cinema4D-fr.

Suite à cette annonce, à quoi doit-on s’attendre dans les prochains mois?

La réponse nous est en partie donnée par Steve Forde chef-produit senior After Effects :

« Le fait de collaborer avec un leader du marché en programmation graphique 3D tel MAXON ne peut qu’accélérer d’avantage la façon dont les utilisateurs After Effects créent des expériences riches d’engagement. »

Une plus grande interopérabilité donc. Ceci représente une très bonne nouvelle pour les utilisateurs de ces 2 logiciels (un peu moins pour les autres softs de 3d). Reste à voir si les 2 géants arriveront à nous pondre des outils et fonctionnalités aussi efficaces qu’Element 3D (plugin payant signé VideoCopilot) qui a très clairement changé par mal la donne dans l’utilisation de la 3D au sein d’After Effects en quelques mois à peine.

Dove repasse à l’action

Action Photoshop Dove

Quasiment 10 ans après sa première campagne Dove Campaign for Real Beauty et sa vidéo Dove Evolution (voir plus bas), Dove repasse à l’action.

En effet, ces dernières semaines, la marque a posté sur de nombreux forums une fausse action Photoshop à destination des graphistes qui aiment la retouche beauté ; action permettant de sublimer vos modèles. Manque de chance, ce script (que vous pouvez télécharger ici)  se charge de redonner les formes généreuses (et originales dans bien des cas) des modèles retouchés.

Le message se veut clair : « la vraie beauté n’est pas retouchée » (et nous sommes bien d’accord). Voici la vidéo de la campagne :

Voici la vidéo Dove Evolution qui avait pas mal « buzzé » à l’éqoque :

Bonus de fin

Voici la vidéo que nous avions réalisé à l’époque d’emob (notre première société). Gaëlle (en charge actuellement de la relation clients sur Tuto.com)  avait alors gentiment acceptée d’être transformée en Zombie. Une vidéo qui avait quand même réalisé 869 000 vues sur Youtube :)

PSD gratuit : Adhemas Batista

Adhemas PSD gratuit

Le PSD gratuit du mois est disponible. La collection TEN de Fotolia vous propose de découvrir l’artiste brésilien Adhemas Batista dans la vidéo qui suit :

24h pour télécharger ce PSD gratuit

Attention, comme à chaque fois, le PSD n’est gratuit que pour 24h, foncez donc pour le télécharger !

Concours : Gagnez un kit Studio Photo

Studio Photo

Cela faisait un petit moment que nous n’avions pas lancé de concours. Alors voilà : Miss Numerique vous offre la possibilité de gagner un kit Studio Photo, qui vous permettra d’améliorer la qualité de vos photos. A gagner :

Pour tenter de gagner ce lot, rien de plus simple : il suffit de participer et l’un de vous sera tiré au sort !

 

Formations qui pourraient vous intéresser :

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Update : page mes vidéos

Mes videos

Avec la sortie de l’application iPad tuto.com, nous avons du mettre à jour la page « mes vidéos » de votre compte. On en a profité pour apporter quelques petites améliorations :

  • le retour des vignettes : vous nous l’avez suggéré dans la boîte à idées, nous vous avons écouté : vos tutoriels retrouvent leur vignette. Un moyen visuel de reconaitre d’un coup d’œil un tuto. Un clic que la vignette lance directement le visionnage en ligne du tutoriel.
  • affichage en Ajax : désormais toute cette page est traitée en Ajax (comprenez sans chargement de page). Cela s’applique au choix du logiciel, au  nouveau filtre « formation complète » (d’autres filtres devraient apparaitre par la suite) et bien entendu, au moteur de recherche.
  • petite subtilité : un clic sur le logiciel utilisé dans un tuto, vous permet de filtrer votre liste de tuto sur ce même logiciel.
  • le bouton télécharger lance désormais une « popin » vous invitant à utiliser le player Desktop ou bien sa version iPad.

En espérant que ces changements vous plaisent !

L’application iPad Tuto.com est dispo !

Application iPad Tuto.com

Après quelques mois de travail, le TutoPlayer version iPad est disponible sur l’AppStore d’Apple. Nous avons apporté un grand soin dans la création de cette application en prenant en compte vos différentes remarques et attentes. Nous avons souhaité une application simple, élégante, sans fioriture et qui va droit à l’essentiel. Tout a été réalisé en interne (j’en profite pour remercier Nicolas et Rémi qui ont réalisé un très bon boulot !). Voici donc, le TutoPlayer iPad Édition :

L’accueil

homepage Player iPad
L’écran d’accueil vous permet de retrouver le carrousel du site, les meilleurs tutoriels du moment, ainsi que les nouveautés. Pour chacun de ces tutoriels, vous pouvez consulter la fiche produit, l’extrait gratuit, la table des matières. Vous avez la possibilité d’ajouter le tutoriel à vos favoris, pour en faire l’acquisition plus tard sur le site. Sur ce point, nous n’avons pas intégré l’achat de tutoriels depuis l’application, car économiquement nous ne pouvons pas assumer le reversements d’Apple (30%) et le reversement aux auteurs (entre 40 et 65%). Cela ne serait pas viable. Le problème ne se pose pas pour les tutoriels gratuits, qui peuvent être acquis depuis l’application.

Le Moteur de Recherche

Recherche iPad tuto.com

Nous avons voulu un moteur puissant et rapide. L’api de recherche a été super optimisée (et nous continuerons le travail dans ce sens). Vous pouvez ainsi rechercher une notion, un auteur, un logiciel et filtrer les résultats (formation complète, gratuite ou/et notée 5 étoiles).

Mes vidéos

Lecture vidéo App Tuto.com iPad

La partie qui vous intéresse le plus ^^.
Vous retrouverez dans cette section toutes vos vidéos, classées par logiciel. Le listing des vidéos peut être trié (les plus récentes, vos favorites, les formations complètes, les disponibles hors-ligne, les tutoriels pas encore vus, pas totalement vus et totalement vus).

Chaque tutoriel acquis peut être visionné en ligne ou téléchargé pour une consultation hors-ligne (et ça c’est top !). Une fois téléchargée, vous pourrez emmener partout avec vous votre bibliothèque tuto.com !

Bien entendu, vous pouvez visionner en plein écran chacun de vos tutoriels, laisser une note et un avis, marquer un tutoriel comme favori (pour le retrouver plus facilement avec un filtre de tri). Pour les heureux possesseurs d’une Apple TV vous pourrez même lancer vos vidéos sur votre TV. Nous avons enfin, intégré un moteur de recherche par logiciel, pour aider les gros consommateurs à s’y retrouver un peu :)

Résumé des fonctionnalités

  • Télécharger des milliers de formations gratuites dès aujourd’hui !
  • Visionner en ligne ou téléchargez les vidéos pour les emporter partout avec vous !
  • Synchroniser vos données depuis Tuto.com.
  • Organiser et trier votre bibliothèque de vidéos.
  • Rechercher et filtrer la collection de Tuto.com pour dénicher de nouveaux tutoriels.
  • Utiliser l’application en mode portrait ou paysage.
  • Lire vos vidéos plein écran et en HD.
  • Diffuser sur votre TV les tutoriels via AirPlay (nécessite Apple TV).
  • Avoir un historique des vidéos visionnées, commencées ou pas encore vues.
  • Synchroniser votre liste de favoris avec le site Tuto.com.
  • Noter vos tutoriels acquis.

Télécharger gratuitement l’application iPad Tuto.com :

L’application est gratuite et disponible dès maintenant. Nous avons hâte d’avoir vos premiers retours (pensez à attribuer une note et un commentaire, cela nous aidera grandement pour la suite).

Et pour Android ?

On nous pose la question assez souvent. Maintenant que l’app iPad est publiée, nous allons nous concentrer sur l’App Android qui devrait sortir avant l’été. Pour les autres plateformes (WindowsPhone notamment), nous allons prochainement mettre à disposition une API publique qui devrait permettre à l’écosystème de développeurs de se faire plaisir ^^

Découvrez Jérôme Mettling

Vous l’attendiez, le voilà enfin : le passage aux aveux de Jérôme Mettling, formateur de son Etat, cinéphile, réalisateur, monteur… et accessoirement contributeur certifié sur Tuto.com. Attention les yeux !

Interview Jérôme Mettling

Bonjour Jérôme !
Peux-tu nous dresser un historique de ton parcours étudiant ?

J’ai toujours été attiré par l’audiovisuel et j’ai su très tôt que je voulais travailler dans cette voie. Je n’avais pas vraiment d’idée sur le poste qui pouvait m’intéresser mais, sans savoir exactement en quoi cela consistait, j’étais séduit par la réalisation cinéma. J’ai eu la chance de pouvoir choisir une option audiovisuelle au lycée et ainsi, à travers l’analyse de films, me familiariser avec le côté technique et artistique. J’ai alors développé mon goût pour la réalisation ; l’idée de raconter des histoires en les mettant en image me plaisait.

Après avoir obtenu un bac Littéraire, j’ai choisi de poursuivre mes études à l’ESRA de Nice (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle). En 3 ans, j’ai découvert les différents métiers du cinéma, y compris ceux auxquels on ne pense pas forcément, et toutes les étapes de production d’une œuvre audiovisuelle. J’ai également fait la rencontre de passionnés comme moi avec lesquels j’ai tourné de petites fictions, pour « nous entraîner ». C’est à cette période que j’ai commencé à utiliser After Effects pour faire du masquage, de petits trucages ou des gommages de défauts.

À l’issue des deux premières années, je me suis spécialisé dans l’écriture de scénario et la mise en scène. Je suis sorti de cette école avec plusieurs cordes à mon arc, mais j’avais la volonté de me concentrer sur ce qui me plaisait le plus : manipuler la caméra, faire du montage, de l’assistanat de réalisation et de la mise en scène. Il me fallait toutefois trouver du travail.

Trailer exclusif, juste pour vous ! :D

Et de ton parcours professionnel ?

Dès ma sortie de l’ESRA, en 2004 j’ai commencé à travailler ponctuellement avec une boîte de production dans ma région, dont les projets étaient divers et variés : clip, institutionnel, cinéma, évènementiel… Grâce à cela, je peux aujourd’hui m’adapter à toutes sortes de situations et de productions audiovisuelles. Cette collaboration s’est poursuivie jusqu’en 2010. J’ai débuté comme monteur, puis je suis également devenu opérateur caméra et finalement, on m’a confié la réalisation de quelques projets.

Parallèlement, comme les contrats n’étaient pas assez nombreux dans un premier temps, j’ai filmé et monté des spectacles de théâtre, de danse et des mariages pendant quelques années, pour pouvoir vivre de mon métier. Même si ces boulots n’étaient pas passionnants, ils m’ont permis d’acquérir de l’expérience.

Pour ce qui est de mes projets personnels, en 2006 j’ai réalisé un court-métrage sans réel budget mais avec l’envie de renouer avec ma première passion : le cinéma. Même si j’ai dû faire avec les moyens du bord, j’ai eu la satisfaction d’être sélectionné en compétition dans plusieurs festivals en France et à l’étranger et de voir mon film sur grand écran.

J’ai continué à travailler pour plusieurs boîtes de production et j’ai fini par obtenir mon statut d’intermittent du spectacle. Ce n’était pas un statut confortable et j’ai dû courir après les heures d’intermittent pour le renouveler. C’est alors qu’a commencé une longue période durant laquelle j’ai enchaîné des prestations axées évènementiel et des réalisations pour plusieurs boîtes ou entreprises, même si j’ai eu la chance de travailler sur quelques longs-métrages.

En parallèle, j’ai continué à me perfectionner sur After Effects, j’ai appris à utiliser ses nombreux outils, et plus je l’employais et plus cela me plaisait. Cela m’a permis de dynamiser mes montages ; on a commencé à m’appeler pour réaliser de petits effets numériques ou pour effacer des problèmes dans les images (ce que j’appelle les effets invisibles), puis pour des créations de logos ou de textes animés. Finalement, mon travail s’est concentré sur la post-production et j’ai commencé à avoir ma propre clientèle, sans dépendre d’aucune boîte. J’ai donc pris la décision de me professionnaliser sur After Effects et de quitter le statut d’intermittent. Je me suis lancé dans la grande aventure : je me suis mis à mon compte.

En outre, durant toute cette période, et aujourd’hui encore, j’ai régulièrement travaillé avec l’un de mes anciens camarades de l’ESRA, Emmanuel Fricero. Il a créé sa société, Fricero Films, et nous n’avons jamais cessé notre collaboration.

Dédoublement multiple + time freeze

Tuto dédoublement multiple + time freeze

Quelles prestations proposes-tu ?

Aujourd’hui, bien que je propose toujours mes services en tant que réalisateur, je me focalise davantage sur la post-production. Je peux me permettre de choisir mes travaux, mes clients et j’évite de m’éparpiller ou de faire trop de choses. Je propose des services d’effets spéciaux au sens large du terme et de motion design, en fait tout ce que je peux faire avec After. Je travaille aussi bien avec des particuliers qu’avec de grosses boîtes de production ou des entreprises. Même si ce sont généralement des projets assez classiques, j’aime qu’on me propose des projets un peu fous ou qu’on me lance des défis. C’est la diversité que permet ce métier qui me plaît.

Ce que tu préfères faire ?

Dans mon travail, ma préférence va à la réalisation d’effets spéciaux pour des fictions de cinéma car je suis un vrai cinéphile depuis toujours. Mon but premier reste de faire du cinéma, même si ce n’est plus en tant que réalisateur mais à la post-prod. Les films sont des projets très exigeants qui me font vibrer davantage, mais je m’éclate à jouer avec les particules au sein d’After, à créer des animations en partant de zéro ou à travailler sur des clips qui offrent la possibilité de tester de nouveaux effets.

Transformez-vous en zombie

Tuto Transformez-vous en zombie

Ton logiciel de prédilection ?

Ceux qui me connaissent le devineront aisément ; c’est évidemment After Effects. Pourtant, au départ rien ne me prédestinait à me spécialiser sur ce logiciel : je pensais travailler derrière la caméra et pas derrière un ordinateur. J’ai fait des études littéraires et je me retrouve à manipuler des expressions complexes et à faire des calculs. Mais aussi inattendu que ce soit, j’ai trouvé ma voie : j’ai toujours regardé les effets spéciaux avec les yeux d’un gosse impressionné et maintenant c’est moi qui en réalise !

Malgré ma préférence pour After Effects, j’essaie d’approfondir mes connaissances sur d’autres logiciels (Nuke, Cinema 4D…) pour pouvoir aller encore plus loin dans mes créations ; j’ai envie de compléter mes connaissances et de continuer à me perfectionner.

Tes activités de loisir ?

Mes loisirs sont assez communs et simples : j’aime voir des films, écouter de la musique, lire, me balader, voyager, me tenir au courant des dernières tendances graphiques ou des effets visuels. Et faire du After Effects ! Car oui, je considère mon métier comme un loisir ! Et vivre d’un loisir est une chance…

Quand je n’ai pas de client, je me mets sur After pour créer de nouvelles choses ou élaborer de nouvelles techniques. Mais j’arrive malgré tout à décrocher, parfois ^^.

Quels sont tes projets professionnels à venir ?

En ce moment, j’ai beaucoup de post-production de prévu. Tout d’abord pour un long métrage américain encore en cours de tournage, produit par une boîte indépendante mais sympathique, puis j’enchaîne sur un court-métrage d’action, La Curée, produit par Fricero Films et réalisé par Emmanuel Fricero. Ce dernier projet va demander pas mal de travail, mais est très motivant.

J’ai également écrit un scénario que j’aimerais réaliser, mais je ne suis pas du genre à me lancer dans des démarches de financement, donc l’attente peut être longue ^^.

Dans les projets plus lointains, à nouveau de la post-production : j’attends avec impatience de travailler sur Marché noir, le premier long métrage d’Emmanuel Fricero, actuellement en préparation.

Clip réalisé pour Fricero Films

Les artistes qui t’ont inspiré / t’inspirent ?

Plutôt que d’inspiration, j’ai envie de parler d’admiration dans trois domaines différents. Pour l’univers de la réalisation, je suis un grand fan de Takeshi Kitano, Michael Haneke et Kubrick. Quant aux SFX, je ne peux pas m’empêcher de baver devant le travail de sociétés comme Double Negative ou ILM. Enfin pour le motion design, j’admire notre Mattrunks national qui est capable de faire de magnifiques animations avec quelques calques de forme seulement. Et je rajoute une mention spéciale à Andrew Kramer, ce génie qui fait plaisir à la terre entière en sortant des plugin After complètement fous.

Pour ce qui est de l’inspiration à proprement parler, je ne me focalise pas vraiment sur un artiste en particulier, je me nourris de tout ce que je peux voir un peu partout : sur le net, devant un film, dans la rue…

Tes expériences de l’enseignement ?

Enseigner est une expérience assez récente pour moi, je n’y avais pas pensé auparavant. L’école ArtFx m’a contacté sur la recommandation de Julien Pons, que je remercie au passage. Je me suis dit « Pourquoi pas ? » Ma première expérience a été sympa et enrichissante. Finalement cela revient à travailler sur After Effects, mais d’une façon différente. Par ailleurs, devoir transmettre mes connaissances, et pour cela les structurer afin de les rendre plus claires, m’a permis de mieux m’organiser. C’est très formateur pour moi et c’est un réel plaisir de pouvoir échanger avec des élèves intéressés et prêts à s’investir. J’aime les voir rassembler les connaissances que je leur transmets et les utiliser pour réaliser des créations qui leur sont propres.

La Curée - Fricero Films

Que penses-tu du concept du tutoriel vidéo ?

Le concept de tutoriel vidéo est très innovant et totalement en phase avec notre époque. Pouvoir suivre la formation de son choix où et quand on veut c’est un luxe incroyable. Le prix des écoles d’audiovisuel ou d’effets spéciaux peut être rédhibitoire et restreint l’accès à la formation, le problème ne se pose pas avec les tutos. Avoir la possibilité de découvrir un logiciel, une technique, pour quelques euros seulement ou même gratuitement, je trouve ça génial !

Selon toi, est-ce complémentaire à l’apprentissage en live, ou cela le remplace-t-il ?

C’est complémentaire. Je pratique les deux et chacun présente des avantages et des inconvénients. Quand on fait cours à 12 élèves pendant 9 jours, certaines informations peuvent être noyées dans le flot et les journées peuvent sembler longues mais le fait d’être présent physiquement compense. Les élèves peuvent s’adresser à moi en live, je peux les éclairer immédiatement, il y a un vrai échange.

Avec un tuto, l’avantage c’est qu’on peut suivre la formation à son rythme, mettre pause, revenir en arrière si on a oublié quelque chose… Par contre on ne peut pas poser de questions directement, il faut le faire par mail, il y a un petit décalage. J’essaie quand même d’échanger un maximum avec mes clients, à propos de tuto qu’ils ont acheté, d’After Effects ou d’autres choses.

En bref, je dirais que pour une vraie formation d’initiation sur After Effect le live est préférable mais quand il s’agit d’un atelier créatif, le tuto l’emporte.

Clip Sony Music UK – post production

As-tu toi même eu souvent recours à des tutoriels vidéo ?

Oui, je m’en suis servi et je continue à le faire. J’ai découvert, il y a quelques années, les tuto à travers les formations de Mattrunks et Video Copilot puis le site tuto.com. Aujourd’hui, quand je souhaite découvrir un logiciel ou approfondir mes connaissances, mon premier réflexe est de faire une recherche de tutoriels. Alors même que je maîtrise plutôt bien After Effects et que je travaille dessus de manière professionnelle, je continue à regarder des tuto. Même quand je maîtrise l’effet présenté, j’aime bien voir la technique employée par les autres, comparer les différentes façons de s’y prendre. On peut toujours optimiser son travail en s’inspirant des autres. Chacun a sa propre logique et sa manière de travailler sous After.

Comment es-tu arrivé chez Tuto.com ?

Tout simplement lorsque j’étais à la recherche de tuto. Comme le site est bien référencé je suis tombé dessus rapidement et je me suis inscrit en tant qu’utilisateur, je n’ai pas pensé tout de suite à devenir formateur. C’est en testant un effet un jour que je me suis dit « Tiens, et si je partageais ça avec d’autres ! ». L’expérience a été plaisante et j’ai eu des retours plutôt positifs, des remerciements de nombreux clients. Cela m’a encouragé, j’ai donc recommencé. Et me voilà toujours là, 29 tuto plus tard.

Que penses-tu de ton expérience sur la plateforme d’un point de vue strictement pratique ?

J’en suis très content. Les mises en lignes se font facilement, tout est clair et les publications rapides. L’interface contributeur est bourrée d’infos et de statistiques en tous genres. Pour certains cela ne sert à rien mais pour chaque journée, chaque semaine, chaque tuto, il y a des statistiques qui lui sont propres. Pour les férus de chiffres et d’analyse comme moi c’est le pied ! J’aime également me balader dans le forum VIP des contributeurs pour voir ce qu’il s’y passe ou sur le blog nourri régulièrement d’infos intéressantes ou de concours ;)

Clip Fricero Films – post production

Promotionnel (mise en avant de ton travail/ optimisation de ta présence sur le web) ?

Il est certain que le site offre une très belle visibilité. Chaque formateur a une page profil grâce à laquelle il peut se présenter, exposer ses tuto, mettre en avant les informations de son choix… La newsletter permet régulièrement de mettre en lumière nos créations les plus récentes, tout comme le carrousel de la page d’accueil. Les promotions régulières sur les crédits encouragent les gens à acheter des tuto, ce qui ne peut qu’être bénéfique pour nous, formateurs. Le site nous offre une belle vitrine et une grande exposition sans avoir à gérer aucun aspect publicitaire, technique ou autre.

Financier ?

Quand j’ai commencé à poster des tuto, je n’attendais pas vraiment de grosses rentrées d’argent mais plutôt un petit bonus de temps en temps. J’ai été rapidement surpris par le nombre de ventes que j’effectuais et par la rentrée d’argent modeste mais régulière qui en découlait. Aujourd’hui avec presque 30 tuto, on peut parler d’un second salaire. Chaque nouvelle publication y contribue, mais les anciens tuto continuent à se vendre même deux ans plus tard.

Il est plutôt plaisant de vendre un produit sans démarcher de clients, sans avoir à gérer quoique ce soit une fois qu’il est terminé. Il n’y a aucune limitation : on peut vendre nos tuto autant de fois que possible, on peut en produire autant que l’on veut, c’est assez cool ;)

Alors aux contributeurs qui hésitent : tuto.com peut être une véritable source de revenus et pas seulement un petit bonus de fin de mois.

Combustion de logo

Tuto combustion de logo

As-tu déjà décroché des contrats grâce à Tuto.com ?

Oui bien sûr. Dès mes premiers tuto, j’ai été contacté par des boîtes de production, des magazines ou des écoles. Les offres étaient aussi variées qu’intéressantes, on me proposait de faire de la post-production, d’écrire des articles ou d’assurer des formations After Effects. A ce jour, le site continue à m’apporter contact et contrats de tous styles. Nos tuto permettent de montrer aux possibles clients ce que nous sommes capables de faire, notre créativité et nos qualifications, comme une démo ou presque.

Tes relations avec l’équipe ?

Tous les membres de l’équipe, au support, à l’affiliation ou à la mise en ligne de tuto, sont disponibles, sympathiques et surtout réactifs. Mais à côté de l’aspect efficace qui est appréciable, il y a aussi une dimension humaine et chaleureuse car on n’a pas affaire à de trop nombreux interlocuteurs, on sait à qui s’adresser. C’est aussi cela qui m’a donné envie de continuer. D’ailleurs à quand une interview des membres de l’équipe ? ;)

La dernière optimisation qui a changé ta vie sur le site ?

C’est difficile à dire. Quand j’ai commencé, le site était déjà très performant et complet. Néanmoins s’il fallait choisir, je citerai l’appli contributeur qui est très pratique, ou la possibilité de personnaliser l’extrait gratuit, afin de pouvoir présenter le tuto comme on le souhaite.

Recommandes-tu Tuto.com ?

Après cette interview, difficile de ne pas le faire ;)

Je dirai juste que le site est aussi intéressant pour ceux qui désirent apprendre que pour ceux qui veulent partager leurs connaissances. De plus, l’interface est en constante amélioration. C’est LA plateforme de formation francophone incontournable, quel que soit le logiciel que l’on utilise.

Pour aller plus loin :

Le coup de gueule des artistes VFX

VFX

Personne ne l’ignore, dimanche dernier (le 23 février 2013) s’est tenue la 85ème cérémonie de remise des Oscars à Hollywood. Supposée récompenser les meilleures créations cinématographiques du monde entier, et ce depuis 1929, la cérémonie de 2013 défraye cependant la chronique. En cause : une censure improbable.

Le feu aux poudres

Le film « L’odyssée de Pi » a été récompensé de multiples Oscars : meilleure photographie, meilleure musique, meilleur réalisateur (Ang Lee) et meilleurs effets spéciaux (studio Rhythm and Hues).

A l’instar des autres récipiendaires, l’équipe de Rhythm and Hues, dont notamment le superviseur VFX Bill Westenhofer, a eu la possibilité d’exprimer leur gratitude au public… Ou presque. En effet, Bill Westenhofer, au bout de quelques secondes de temps de parole, s’est vu interrompre par la diffusion de la musique des dents de la mer. Pire encore, alors qu’il abordait le sujet de la banqueroute du studio de création, le micro a carrément été coupé. Un affront mal vécu par l’ensemble de la communauté des artistes VFX.

On était alors en droit d’attendre que « justice soit faite » lorsque, plus tard dans la soirée, Ang Lee a reçu l’Oscar du meilleur réalisateur. Mais là encore, impasse a été faite sur les remerciements aux artistes VFX, qui s’imposaient pourtant vu le travail colossal abattu et la prépondérance des effets spéciaux dans « L’odyssée de Pi ». Ang Lee n’oublie pas de remercier le dieu du cinéma (« Thank you movie God » est la première phrase du réalisateur lors de son accès à la scène), mais les fées des effets spéciaux ? Il n’en a visiblement cure.

Pour la bonne bouche, rappelons tout de même que, si certains films peuvent se passer de VFX sans que cela soit réellement dommageable pour l’histoire, ce n’est absolument pas le cas du film d’Ang Lee : « L’odyssée de Pi » sans effets spéciaux, c’est un peu comme du chocolat noir à 80% sans cacao, ça ne peut pas exister.

Les faits

Tout artiste VFX vous le dira, la profession n’est pas suffisamment reconnue. Alors que les films bourrés d’effets spéciaux génèrent des milliards de dollars de bénéfice chaque année, les studios responsables de ces chefs d’œuvres d’art numérique se retrouvent pour la plupart dans l’ombre et talonnés de près par la faillite. N’y aurait-il pas là un petit problème de comptabilité ?

Life of Pi

Afin de manifester leur mécontentement, près de 500 artistes VFX se sont rassemblés le 23 février à l’extérieur du théâtre Dolby, lieu de la cérémonie de remise des Oscars. Sous payés, sur-exploités, privés de sécurité dans leur quotidien, les employés de l’industrie des effets spéciaux souhaitent être enfin reconnus et accéder à des conditions de travail, sinon privilégiées, en tout cas correctes.

Depuis l’événement fatidique, une page officielle Facebook « VFX Solidarity International » a vu le jour, symbolisée par un avatar vert, qui fleurit désormais un peu partout sur le réseau social, arboré par les artistes concernés mais aussi par les sympathisants, en guise de soutien. Espérons qu’à l’instar du Printemps Arabe, le Printemps VFX débouchera sur une vraie révolution pour nos artistes chéris !

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