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D’autodidacte à designer graphique : le parcours d’Alexandra

Après plusieurs vies professionnelles entre la mode, les décors publicitaires, la direction artistique et la création de sa propre marque de fleurs séchées, Alexandra Sarrazin a ressenti le besoin de compléter son regard créatif par des compétences techniques solides. Habituée à apprendre seule, elle a choisi cette fois de suivre une formation en design graphique pour approfondir sa maîtrise des outils et gagner en liberté dans ses créations. Retour sur son parcours. ☺️

Bonjour Alexandra. Peux-tu te présenter et nous raconter un peu ton parcours ?

Bonjour, je m’appelle, Alexandra Sarrazin. J’ai 54 ans. J’ai fait plusieurs métiers dans ma vie professionnelle et à chaque fois en étant complètement autodidacte. Néanmoins ces métiers avaient tous quelque chose à voir avec la création, plus ou moins, de près ou de loin.

J’ai d’abord travaillé dans un bureau d’attaché de presse de marques de prêt à porter. Je n’aimais pas ce métier, je ne suis pas quelqu’un de très à l’aise pour « vendre » ou « communiquer ». Mais ce secteur m’a permis de rencontrer des gens et de découvrir des métiers autour de la « mode ». Je suis devenue l’assistante d’une costumière pour des films publicitaires, assez rapidement on m’a confié des projets où je travaillais seule. J’aimais créer avec les vêtements des personnages, un univers visuel mais assez vite, j’ai eu envie de proposer de m’occuper autant des décors que des stylismes. Je trouvais cela intéressant de travailler sur les deux postes pour créer une harmonie visuelle.

J’ai fait cela pendant quelques années. Cela m’a amené naturellement à travailler de plus en plus souvent, plus en amont, avec les réalisateurs, sur toute la direction artistique. J’ai adoré travailler autant sur les orientations de lumières, cadres, mais aussi décors, costumes et castings.

A l’époque ce métier nécessitait une présence physique, être à Paris. Et pour des raisons personnelles j’ai eu envie de quitter la ville et partir vivre à la campagne.

C’est en voyant un bouquet de fleurs qu’on m’avait offert et ce qu’il devenait en fanant que j’ai eu l’idée de créer une marque de fleurs et végétaux séchés. J’ai tout conçu moi même, le nom et l’identité visuelle de la marque.

Grâce à Instagram, je me suis fait connaître. J’ai eu la chance d’être repérée par quelques journalistes et marques de mode qui ont mis mon travail en avant, ce qui m’a apporté une certaine visibilité et un petit succès.

Finalement, je me suis « lassée » des fleurs, ce qui m’avait le plus plu dans ce projet était sa conception créer la marque et son identité.

En prenant un peu de temps pour faire le point sur mes désirs je me suis rendue compte que ce que j’aime le plus c’est de travailler sur la représentation d’une idée, de créer une atmosphère visuelle, une identité.

Tu viens d’un univers très créatif entre les films publicitaires, la direction artistique et ta marque de fleurs séchées. Qu’est-ce qui t’a donné envie, à ce moment-là, de te former au design graphique ?

En faisant ce constat, je me suis rendue compte de mes lacunes.

Certes j’avais des notions de Photoshop et Indesign mais absolument aucune avec Illustrator. Surtout, je me suis dit que pour la première fois de ma vie, j’avais envie de ne plus faire en autodidacte mais au contraire, acquérir des compétences techniques pour devenir encore plus libre de créer.

Tu as suivi cette formation 100 % en ligne pendant plusieurs mois. Comment tu as vécu cette manière d’apprendre à distance ?

J’ai beaucoup aimé travailler comme cela.

Gérer mon temps, pouvoir faire des pauses à ma guise, revenir sur un cours, prendre le temps d’écouter, de réécouter, prendre des notes, faire, refaire…

A mon rythme, comme je veux et surtout selon mes besoins.

Notre formation en design graphique est éligible au CPF. Accédez directement aux fiches avec 3h, 6h ou bien 9h de mentoring.

Est-ce qu’il y avait des logiciels ou des aspects du design graphique que tu avais envie de découvrir ?

Comme je le disais, j’avais très envie de découvrir Illustrator que je ne connaissais pas du tout. Je ne m’en étais absolument jamais servi. J’avais d’ailleurs une certaine appréhension.

Par ailleurs je voulais approfondir mes connaissances des deux autres logiciels, je sentais bien que malgré mes notions, j’étais terriblement limitée. Non seulement je perdais beaucoup de temps mais en plus, je pressentais que je n’utilisais qu’une infime potentialité de ces logiciels.

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Pour ton projet de fin de parcours, tu as travaillé sur l’identité visuelle de ta marque autour des fleurs et végétaux séchés. Pourquoi c’était important pour toi de travailler sur ce projet-là ?

J’ai eu envie de voir ce que m’inspirait cette marque que je connais si bien, mais avec, désormais, les connaissances acquises pendant la formation.

Je me suis montrée que ces connaissances m’ont permis d’aller beaucoup plus loin dans la création. C’était une manière de me prouver l’efficacité de mes connaissances pour créer, trouver de nouvelles inspirations.

Voici la charte graphique réalisée par Alexandra dans le cadre de sa formation. Il suffit de cliquer sur l’image pour la découvrir en intégralité. Et pour découvrir le travail d’Alexandra, rendez-vous sur sa nouvelle page instagram @alexandrajsarrazin

Ta charte graphique est très élégante et très cohérente. Comment as-tu construit cette identité visuelle et choisi cette direction artistique ?

La force de cette marque est, selon moi, l’émotion qui se dégage face à la beauté d’une simple fleur séchée. J’ai été la première surprise de découvrir le potentiel de beauté de ces fleurs au delà de leur vie.

Alors s’est imposée l’envie de créer l’identité visuelle autour de la photo d’une fleur. J’ai insisté pour que le logo soit crée autour de cette photo ; ce qui n’est pas très académique. Mais j’étais certaine qu’en créant une harmonie entre la fleur et la typo (sa forme et les couleurs), ce serait à la fois fort, simple, sobre, impactant et élégant.

On sent aussi dans ton projet une approche très sensible du design, presque émotionnelle. Est-ce que ton passé dans les décors et la direction artistique pour la publicité a influencé ta manière de concevoir cette charte ?

Surement ! Je crois qu’on gagne en liberté quand on est nourri. Le regard se nourrit, j’ai beaucoup regardé d’images de toute sorte. Je suis certaine que cela a créé des envies, des gouts, des répulsions aussi…

Cela permet de se connaitre et de se faire un peu confiance.

Tu avais Damien Gallez comme mentor pendant la formation. Qu’est-ce que son accompagnement t’a apporté pendant ces mois d’apprentissage ?

Beaucoup de confiance.

J’ai senti tout de suite qu’il allait M’ACCOMPAGNER, m’expliquer ce que j’avais du mal à comprendre, être patient

Ce que j’ai beaucoup apprécié également c’est que j’ai senti très vite qu’il respectait ma personnalité, mon univers, ce que j’avais envie de défendre. J’ai eu beaucoup de chance qu’il m’accompagne, ça m’a beaucoup aidé.

Et même entre les séances, savoir que je pouvais compter sur lui, lui poser une question, m’a été d’une grande aide.

Avec le recul, qu’est-ce qui t’a le plus plu dans cette façon d’apprendre ?

Le fait de pouvoir toujours revenir sur une leçon.

Tu sembles aujourd’hui intéressée par le motion design. Est-ce que c’est une suite logique pour toi ? Et plus globalement, quels sont tes envies ou projets créatifs pour la suite ?

En effet, j’aimerais peut-être apprendre à animer.

Pour le moment, je me concentre sur le graphisme. J’ai travaillé dernièrement, sur des faire-part de mariage. Je travaille en ce moment à l’élaboration du journal de mon village et ça me plait beaucoup.

J’ai rendu un travail pour quelqu’un qui devait vendre son idée auprès de différentes personnes. J’ai du schématiser son projet. Comprendre un domaine que je ne connais pas et réussir à mettre en image l’idée que quelqu’un d’autre à en tête était un vrai défi et ça aussi ça m’a beaucoup plu.

Je me rends compte qu’il y a beaucoup de choses que je peux faire. Et pour l’instant, il n’y en a pas vraiment une qui se détache plus qu’une autre.

Merci pour ce joli retour d’expérience. 💜

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Sophie: Responsable marketing et partenariats chez Tuto.com depuis plus de 10 ans, Sophie Boulanger partage les actualités liées aux formations numériques. Elle aime également échanger avec les élèves ayant suivi un parcours sur Tuto.com afin de transmettre leurs retours d’expérience… et peut-être vous donner envie, vous aussi, de vous lancer.