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Passer un cap en photographie : le retour d’expérience de Florian

Comme beaucoup de passionnés, Florian pratique la photographie depuis des années, guidé avant tout par la curiosité et le plaisir de créer. Après une carrière dans le secteur de la santé à domicile, il décide pourtant de prendre du recul et de suivre notre formation Photographe pour voir jusqu’où cette passion peut réellement l’emmener. Formation, mentorat, premiers shootings plus ambitieux… son parcours montre ce que l’apprentissage structuré peut changer dans une pratique. Dans cette interview, il revient avec honnêteté sur son évolution, ses doutes et la place que la photographie occupe aujourd’hui dans sa vie.

Ce qu’il faut retenir :

  • Florian pratique la photographie depuis de nombreuses années et a suivi une formation photographie structurée pour progresser.
  • La formation lui a permis de mieux comprendre la lumière, le flash et les techniques de studio.
  • Le mentorat l’a aidé à préparer et organiser ses shootings photo de manière plus professionnelle.
  • Cette progression technique lui a donné plus de confiance pour lancer des projets photo ambitieux.
  • Aujourd’hui, il continue la photo par passion, notamment autour de l’univers du skateboard.

Bonjour Florian. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Oui bien sûr, j’habite à Talence, à côté de Bordeaux, j’ai 43 ans et je pratique la photo depuis une dizaine d’années. Un jour, ou plutôt un soir, un ami m’a montré comment écrire avec la lumière en mettant la molette de l’appareil sur la position « M », j’étais stupéfait lorsque j’ai vu cette photo apparaitre sur l’écran. Me rendre compte qu’une photo pouvait montrer quelque chose d’invisible sur le moment, avec une luminosité plus importante et donc différente que ce que je percevais dans cette pièce immergée dans l’obscurité m’a ouvert les yeux sur un nouveau monde où la création a toute sa place et que la photographie n’est pas seulement une capture de ce que l’on voit.

Avant la formation, tu venais du secteur de la santé à domicile, avec déjà une vraie sensibilité à l’image. Comment la photo et la vidéo se sont progressivement imposées dans ton parcours pro ?

A l’époque, j’étais Technicien pour un prestataire de santé à domicile, on installait alors des capnographes chez des patients pour évaluer la qualité de la respiration la nuit mais il fallait que le patient procède à une préparation puis à une mise en place rigoureuse du capteur, on avait alors beaucoup de loupés. J’ai donc effectué cette opération chez moi, j’ai pris des photos d’illustration et j’en ai fais une procédure illustrée à destination des patients… Quelques années plus tard je suis devenu formateur et mon hobby m’a alors servi pour transmettre des informations plus facilement en photo ou en tutos vidéos afin d’expliquer comment se servir de tel ou tel logiciel ou appareil respiratoire. J’ai également pu réaliser des vidéos pendant le covid qui ont permis de communiquer sur nos pratiques à une période où faire appel à une équipe de tournage n’était clairement pas envisageable.

À quel moment tu t’es dit que la photo pouvait devenir plus qu’une passion et qu’il fallait passer un cap avec une formation structurée ?

J’ai fuis un management « à la Française », en empruntant une porte de sortie après une quinzaine d’années à travailler pour la même boite. J’ai alors pu prendre le temps de me questionner sur ce que je souhaitais faire ensuite, et naturellement je me suis inscrit au parcours Photo de Tuto.com afin d’approfondir mes connaissances et de voir si je pouvais éventuellement créer ma boite et vivre de ma passion. Quand j’ai vu ce qui était proposé dans le parcours et qui serait mon mentor, je ne pouvais qu’en être.

Accédez directement à la fiche CPF de la formation Photographe avec 3h, 6h ou bien 9h de mentoring. Un webinaire sur le déroulé de la formation est également disponible.

On sent dans ton travail final une vraie maîtrise de la lumière, notamment en studio et au flash. Comment cette partie-là a changé ta façon de shooter aujourd’hui ?

Oh merci, c’est sympa, j’aimerai vraiment mais je pense qu’il va falloir remplir encore beaucoup de cartes SD en studio avant d’avoir tous les reflexes et schémas en tête pour créer une ambiance qui me convienne en peu de temps. Avant ma formation j’avais eu un flash cobra mais je n’y comprenais rien et je l’avais vite revendu, je n’utilisais alors que des vieux flashs argentique que j’activais manuellement pour figer une action lors de mes sorties lightpainting, on ne pouvait pas régler la puissance et je n’avais encore jamais entendu parler de flashmetre/posemetre. Les choses ont bien changé depuis mais il me reste tellement à apprendre avant de pouvoir me sentir à l’aise avec des lumières artificielles, rien que d’y penser j’ai hâte de chercher ma prochaine idée. Après tout ce que j’ai appris, je ne pense plus à la photo que je pourrais prendre en voyant une scène dans mon quotidien, je vois également comment je pourrais créer l’ambiance que j’imagine avec un voire deux flashs bien placés, l’étape d’après sera probablement d’apprendre à choisir les modeleurs.

Tu faisais déjà des portraits, des clips et même de la pub avant la formation. Qu’est-ce qui a le plus évolué dans ta pratique depuis : ta technique, ton regard ou ta confiance en toi ?

Bonne question, c’est ma technique qui a évolué et c’est elle qui m’a donné plus de confiance en moi. J’essaie aussi d’utiliser à bon escient les conseils de Bernard notamment sur l’organisation de shootings, comment gagner du temps et penser au plus de choses possibles en amont en utilisant des outils actuels.

Résultat : j’ai fait mes dernières photos dans un hangar avec un skateur professionnel (merci à Seb et Marie de Wild Stories et à Guilhem, vous avez assuré). Ça n’a l’air de rien dit comme ça mais solliciter d’autres personnes que ma copine ou mes amis les plus proches pour faire des photos, en dehors du quotidien ça ne me serait pas venu à l’esprit, je n’avais pas assez confiance en moi. Je veux dire, cet instant où tu as une idée en tête et tu prends ton téléphone à la recherche d’un local et de quelqu’un d’assez doué en skate pour avoir le rendu que tu souhaites. Les contacter, prendre des refus parfois, puis poser une date et se rendre le jour J à l’endroit prévu avec le cœur battant et sans avoir l’air d’être dépassé par les évènements (quelle focale ? quelle position pour les flash ? quels réglages ? etc…) avec toujours en tête la peur de faire perdre leur temps à d’autres personnes. Puis arriver à un résultat satisfaisant éreinté par une journée où il a fallu se dépasser physiquement et mentalement.

Jusque là j’avais proposé mes services aux autres mais je n’avais jamais demandé de l’aide pour créer ce que j’avais moi en tête.

Voici un aperçu du travail sur la série de photos dans le hangar réalisé par Florian

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Ton mentor, Bernard Bertrand, a souligné ta capacité à produire des images complexes, en extérieur comme au flash. Est-ce que tu as senti un “avant / après” dans ta façon d’aborder des shootings plus ambitieux ?

Exactement, on peut dire que maintenant j’organise réellement les shootings et je pense à qui j’aimerai shooter et comment m’y prendre pour que ça puisse voir le jour.

Aujourd’hui, quand tu compares tes images d’avant et celles que tu réalises maintenant, qu’est-ce qui a le plus changé dans ta façon de photographier ?

Avant je cherchais à capturer des images, maintenant je sais que je peux aussi les créer.

Tes images de fin de formation sont magnifiques. Comment as-tu abordé ce travail final et avec quelle intention ?

Merci beaucoup, j’ai fait cette série en voulant capturer la « quintessence » du skateboard. Ahah désolé c’est une petite blague pour les amateurs de Walter Mitty. Je voulais en fait isoler le skateur de la rue ou du skatepark, le mettre dans un endroit sombre où sa position, ses mouvements seront mis en valeur. Une fois qu’on comprend les ratios de lumière, il devient alors possible d’avoir assez de lumière pour skater et faire en sorte que la pièce paraisse dans l’obscurité totale (je ne conseille évidement à personne d’essayer de faire un saut en skate avec un tremplin dans le noir complet).

Voici la magnifique photographie réalisée par Florian à l’issue de sa formation

Tu avais pour objectif de créer ton activité. Comment vois-tu la suite à présent ?

J’ai assez vite réalisé qu’être photographe tel que je l’imaginais ne serait pas forcement possible, il faut trouver des clients, être présent sur les réseaux, gérer l’urssaf et tout le reste avec la peur que mon appareil que j’aime tant ne finisse par être associé à un moyen de gagner ma vie plutôt qu’à un moyen de stimuler ma créativité, de m’amuser, et de prendre du plaisir (prenez du plaisiiiiiir!). J’ai photographié quelques mariages, j’ai appris auprès de bons photographes (merci Ben du studio Jasmin Et Bergamote de m’avoir permis de t’accompagner).
>Je suis retourné dans la santé à domicile, j’aime beaucoup mon métier que j’exerce auprès d’une petite boite dont les valeurs ne sont pas qu’une liste de mots sur un écriteau.

Je souhaite à présent faire de la photo/vidéo pour le plaisir et la stimulation que la photographie me procure. Mais aussi pour mettre en lumière de jeunes talents dans le milieux de la glisse.

Merci à Bernard Bertrand auprès de qui j’ai également appris à maitriser mon Lumix pour la production vidéo avec notamment l’excellente série de tuto « DSLR Cinematography » dont j’ai toujours plaisir à regarder quelques épisodes de temps en temps. Merci!!! Et bien sûr merci à Clervia et aux membres de votre équipe ! C’est toujours sympa d’être bien accompagné.


Un grand merci à toi Florian pour ce témoignage qui nous donne tous envie d’aller au bout de nos idées et passions. Et si vous avez envie de faire appel à ses services, rendez-vous directement sur son site Ollie Days ou bien directement depuis son instagram @ollie.dayz 💜

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Sophie: Responsable marketing et partenariats chez Tuto.com depuis plus de 10 ans, Sophie Boulanger partage les actualités liées aux formations numériques. Elle aime également échanger avec les élèves ayant suivi un parcours sur Tuto.com afin de transmettre leurs retours d’expérience… et peut-être vous donner envie, vous aussi, de vous lancer.