Avant de se lancer dans le développement web, Alain a eu plusieurs vies professionnelles : sécurité incendie, construction navale, ébénisterie… sans oublier sa passion de toujours pour la musique, avec un premier prix de conservatoire à la trompette. Puis, à 57 ans, des problèmes de santé viennent bouleverser son quotidien et l’obligent à envisager une reconversion. C’est à ce moment-là qu’il découvre le développement web et décide de repartir de zéro. Aujourd’hui, après ses formations en développement web front-end et back-end, Alain a réussi à se construire une nouvelle voie professionnelle dans un domaine qu’il n’imaginait pas forcément accessible quelques années plus tôt. Dans cette interview, il revient avec beaucoup de sincérité sur son parcours, les difficultés rencontrées, mais aussi sur ce que cette reconversion lui a permis de retrouver : de la confiance, de nouveaux projets et l’envie d’avancer.
Ce qu’il faut retenir :
- Alain s’est reconverti dans le développement web à 57 ans après un parcours professionnel très éloigné du numérique.
- Des problèmes de santé l’ont poussé à envisager une nouvelle voie et à repartir de zéro.
- Il partage avec sincérité les difficultés, les doutes mais aussi les progrès réalisés pendant ses formations.
- Cette expérience lui a permis d’acquérir de solides bases techniques et de retrouver confiance dans ses capacités.
- Aujourd’hui, Alain est consultant SAP chez ATIMIC, en alternance sur du support technique pour Airbus.
Bonjour Alain. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter rapidement et nous raconter ton parcours avant de te lancer dans le développement web ?
Avant de me lancer dans le développement web, j’ai eu un parcours assez varié : sécurité incendie, magasinier, construction navale, ébénisterie. Mais ma première passion, c’est la musique : je suis trompettiste et j’ai obtenu un 1er prix de conservatoire.
À 57 ans, j’ai traversé des problèmes de santé qui m’ont mis en situation de handicap. Ça a été un vrai tournant. J’ai dû me réorienter et j’ai choisi d’en faire une opportunité plutôt qu’un frein.
Je me suis alors tourné vers le développement web, un domaine qui me correspond vraiment : à la fois logique, créatif et surtout en apprentissage permanent.
Tu avais déjà une première expérience en formation dans le développement. Qu’est-ce qui t’a donné envie de reprendre un parcours structuré sur Tuto.com ?
J’avais déjà étudié le code pendant 2 ans sur Studi, de mai 2021 à 2023. Le contenu était de qualité, mais à mon goût beaucoup trop théorique et pas assez orienté pratique. Je sentais que je tournais en rond.
Sur Tuto.com, j’ai trouvé exactement ce qui me manquait : une vraie progression, des projets concrets et un cadre structuré pour avancer.
Et surtout, j’ai été accompagné par Carl (mon mentor). Il a su me cadrer dès le départ, me donner confiance dans les moments de doute et m’aider à avancer avec méthode. Sa manière d’enseigner le code m’a vraiment marqué — je n’ai pas retrouvé cette approche ailleurs.
Pourquoi avoir choisi de te spécialiser d’abord en front-end, puis d’enchaîner avec une formation back-end ?
Le front-end, c’est la porte d’entrée idéale : on voit le résultat immédiatement, ça motive énormément. Mais très vite j’ai compris qu’un développeur complet doit comprendre toute la chaîne.
Le back-end m’a permis de saisir la logique serveur, les bases de données, l’architecture des applications. C’est cette vision globale qui fait la différence.
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Quand tu as démarré le parcours front-end, tu avais un objectif clair : devenir rapidement opérationnel. Est-ce que la formation a répondu à cette attente ?
Oui, totalement. La formation est très orientée pratique : on code dès le début, on construit de vrais projets.
J’ai obtenu ma certification front-end en juin 2025. Dès juillet, j’ai été contacté par un cabinet de recrutement à Orléans. Plusieurs entretiens et tests techniques plus tard, j’ai été recruté en octobre 2025, avec un objectif clair : évoluer vers un poste de consultant SAP ABAP, dans un contexte Airbus.
Aujourd’hui, je suis en alternance, en rythme 3 semaines en entreprise / 1 semaine en formation, dans une équipe où l’ambiance est excellente.
Tu as obtenu ta certification front-end RNCP en juin 2025. Comment tu as vécu cette étape ? C’était une vraie fierté pour toi ?
Oui, une immense fierté. À 59 ans, valider une certification RNCP, c’était une vraie preuve que ma reconversion était en train de réussir.
Mais au-delà du diplôme, ce que ça m’a apporté surtout, c’est de la confiance. La confirmation que j’avais ma place dans ce métier.
Et si je peux le faire à mon âge, c’est no limit pour les plus jeunes : ayez confiance en vous, travaillez dur, récoltez… et soyez patient.
Tu as ensuite poursuivi avec le back-end. Qu’est-ce que cette deuxième formation t’a apporté en plus, notamment dans ta vision du métier de développeur ?
Le back-end m’a apporté une vision beaucoup plus complète du métier. Comprendre comment les données circulent, comment sécuriser une application, comment structurer le code côté serveur… ça change totalement la façon de réfléchir.
Aujourd’hui, même quand je fais du front, je pense différemment grâce à ça.
Un an plus tard (avril 2026), je viens d’obtenir ma certification back-end, toujours accompagné par Carl. Je devais la passer en décembre 2025, mais avec une formation intensive en entreprise, j’ai dû m’adapter et faire preuve de beaucoup de discipline pour gérer la fatigue, le rythme et les horaires.
Les formations en ligne demandent de l’autonomie. Comment tu t’organisais au quotidien pour rester régulier et motivé sur la durée ?
Mon organisation, c’est vraiment ma force. Je me lève à 5h chaque matin, et je travaille par blocs très concentrés, un peu comme une méthode Pomodoro adaptée : des sessions longues et efficaces, avec des pauses pour tenir dans la durée.
Concrètement, mes journées étaient très structurées :
- 5h – 12h/13h : code intensif, selon la charge
- 12h – 16h : pause sport, cuisine et repos
- 16h – 19h : revues de code et planification du lendemain
Dès le départ, j’ai investi dans une station assis/debout posée sur mon bureau. J’alternais 1h assis / 1h debout pour préserver mon dos. Quand on passe autant d’heures devant un écran, l’ergonomie n’est pas un luxe, c’est une nécessité.
J’accorde aussi beaucoup d’importance à la veille technologique. Pour moi, un bon développeur reste curieux et en alerte sur les évolutions du métier.
Mon parcours en musique m’a énormément aidé. Au conservatoire, j’ai appris que ce n’est pas parce qu’on a un instrument entre les mains qu’on joue bien — ce sont des heures et des heures de travail. J’ai été formé par Jean-Paul Leroy, lui-même élève de Maurice André, et cette exigence m’a appris l’humilité et la résilience. La régularité bat toujours l’intensité ponctuelle.
On parle souvent de la qualité des cours, mais moins de l’accompagnement. Concrètement, qu’est-ce que le suivi pédagogique et le mentoring t’ont apporté pendant ton parcours ?
Essentiel, vraiment. Quand on apprend seul, on peut rester bloqué des heures sur un détail.
Le mentoring permet de débloquer rapidement, mais surtout d’avoir des retours précis sur son code. C’est là qu’on progresse vraiment, parce qu’on apprend les bonnes pratiques, pas simplement à faire fonctionner le code.
Côté suivi pédagogique, j’ai été accompagné par Clervia et son aide a été précieuse. Les échanges téléphoniques sont très importants quand on est seul derrière son écran. À chaque fois, je ressortais reboosté. Dès le départ, elle m’a donné une feuille de route claire à suivre — c’était essentiel et très motivant.
Aujourd’hui, sur quel type de projets tu travailles concrètement ? Est-ce que tu peux nous donner un exemple de mission ou de problématique que tu gères au quotidien ?
Je suis consultant SAP chez ATIMIC, en alternance sur du support technique pour Airbus, en tant que développeur ABAP dans l’environnement SAP. ATIMIC intervient en sous-traitance d’Infosys, partenaire d’Airbus sur le projet.
C’est un environnement technique exigeant, avec une vraie rigueur attendue, ce qui me convient parfaitement. Mon objectif à long terme : devenir consultant SAP freelance.
Pour la petite histoire, suite à mon handicap, je ne peux plus conduire. Mais je peux faire du vélo, donc je vais au travail comme ça : 20 minutes à l’aller, 20 minutes au retour. Ça m’aide à garder la forme et le moral.
Tu as réussi ta reconversion et retrouvé un emploi dans le développement. Avec le recul, qu’est-ce que ces formations ont changé pour toi, autant sur le plan professionnel que personnel ?
Professionnellement, ces formations m’ont permis de me reconvertir et d’intégrer un grand groupe industriel sur un poste technique exigeant — ce qui, à 60 ans, n’est pas forcément évident.
Mais ça ne s’est pas fait tout seul. Il a fallu beaucoup de discipline, énormément de travail, et aussi gérer des moments de doute et de découragement. Je n’ai rien lâché… et aujourd’hui, je récolte.
Personnellement, c’est peut-être ce qui a changé le plus. J’ai retrouvé une vraie qualité de vie et un équilibre que je n’avais pas forcément avant : un métier qui me passionne, des journées structurées, du temps pour le sport, la cuisine, le repos, la veille technologique. Le développement m’a redonné un cadre stimulant, où chaque jour j’apprends quelque chose de nouveau.
Et surtout, rien n’aurait été possible sans ma femme. Elle a vraiment coopéré avec moi sur ce projet, du début à la fin. Son soutien quotidien, sa patience pendant les longues heures de code, sa confiance dans les moments de doute… je lui dois énormément. Cette réussite, c’est aussi la sienne.
C’est vraiment le message que j’aimerais faire passer : il n’est jamais trop tard pour se réinventer, à condition d’être discipliné et passionné.
Mille mercis Alain pour ce joli témoignage qui va en rebooster plus d’un ! Avec beaucoup de travail, de la motivation et de la persévérance on peut tous y arriver. Alors merci à toi. Et puis si vous souhaitez faire appel aux services du talentueux Alain, vous pouvez le contacter directement sur son site Alain Tardif, ou bien aussi via sa page LinkedIn @alaintardif.
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