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D’une vie agricole à l’illustration : la reconversion d’Anne

Après plus de vingt ans à la tête d’une entreprise agricole, Anne a fait un choix que beaucoup repoussent : revenir à une envie artistique longtemps mise de côté. Sans formation initiale en graphisme, elle entame une reconversion pas à pas, en commençant par le digital painting avant de se former sur Illustrator. Son parcours montre concrètement ce que cela implique : repartir de zéro, accepter de progresser progressivement et structurer sa pratique. Elle explique aussi en quoi le parcours Digital Painter lui a permis de poser des bases solides avant d’aller plus loin. Un témoignage utile pour celles et ceux qui se posent la question… sans trop savoir par où commencer.

Ce qu’il faut retenir :

  • Anne s’est reconvertie après plus de 20 ans dans le secteur agricole
  • Elle est partie de zéro sur Illustrator, après une première formation en digital painting
  • Le parcours Digital Painter lui a permis d’acquérir des bases solides en illustration
  • Elle a réalisé une affiche professionnelle aujourd’hui utilisée par une vraie entreprise
  • Elle développe désormais son activité artistique sous sa propre identité : La Korrigraph

Bonjour Anne, pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots et
nous expliquer ce qui t’a menée aujourd’hui vers l’illustration et le graphisme ?

Bonjour Sophie. Je suis franco-suisse, issue de la génération X. J’ai eu la chance de fréquenter des milieux alternatifs dans les années 80-90 et je suis restée très imprégnée par la foisonnante activité culturelle de cette période. Je suis passionnée par l’art sous toutes ses formes, par son histoire, c’est dans mon ADN. Mais j’ai choisi une autre voie professionnelle parce que j’avais besoin de vivre dehors, de connaitre les oiseaux, le monde de la nature, loin des grandes métropoles.

Enfin, il y a un temps pour tout dans la vie et la soif de créativité artistique est revenue au galop. Voilà pourquoi j’arrive à l’illustration et au graphisme, comme les pièces d’un puzzle qui s’assemblent petit à petit.

Tu es aujourd’hui en reconversion, avec une vraie envie d’explorer la voie du freelance. À quel moment tu as senti que c’était le bon moment pour tenter cette aventure ?

Comme beaucoup de gens, j’ai découvert tardivement que j’avais un CPF qui pouvait financer des formations très intéressantes. J’ai eu le sentiment qu’il y avait urgence à saisir cette opportunité, que c’était le bon moment pour tenter de combler mes lacunes dans le digital painting.

Et puis, après avoir été dirigeante d’une entreprise agricole pendant plus de 20 ans, je voulais un retour aux sources de la créativité de façon sérieuse. La voix du freelance va naturellement avec ce constat, je suis très indépendante.

Tu avais déjà une pratique artistique (photo, musique, illustration…). Qu’est-ce qui t’a
donné envie de te former plus spécifiquement sur Illustrator ?

J’avais une petite voix interne qui me disait qu’il me manquait la connaissance de ce logiciel et le graphisme vectoriel qui en découle. D’une part parce que j’ai toujours été attirée par le graphisme – ce qui ressortait d’ailleurs clairement d’un bilan de compétences que je venais d’effectuer – et d’autre part, parce que maitriser la suite Adobe est important sur un CV. Finalement, j’ai eu un vrai coup de cœur pour Illustrator, c’est un logiciel que j’adore et dont je ne saurais me passer aujourd’hui.

La formation Illustrator est éligible au CPF avec 3h, 6h ou bien 9h de mentoring. Une question ? Vous avez la possibilité de prendre un rapide rendez-vous téléphonique pour en savoir plus.

Tu partais de zéro sur ce logiciel au début de la formation. Comment s’est passée ta
prise en main et à quel moment tu as commencé à te sentir vraiment à l’aise ?

Oui, de zéro, le test Tosa du début en est témoin (lol). La prise en main au cours de la formation, c’est comme la grenouille dans le bain d’eau froide qui chauffe lentement. On patauge, on patauge, mais ça chauffe sans qu’on se rendre compte et un jour, hop, on est cuit dans le jus d’Illustrator !

La formation est vraiment top. Je n’ai pas ressenti de lassitude ni de découragement, juste le plaisir d’apprendre.

La formation se déroule 100 % en ligne, avec un accompagnement tout au long du parcours. Comment tu as vécu ce format ?

Vivant en milieu rural, la formule 100% en ligne était séduisante. J’avais lu beaucoup d’avis positifs sur les formations de Tuto.com et cela m’a décidé à choisir cet organisme.

Les retours étaient aussi très positifs concernant le mentorat et en effet, ça fonctionne très bien. Le mentor accompagne individuellement l’apprenant et, pour en avoir eu deux – Koen Thorrée et Damien Gallez – je peux dire qu’ils sont très pros, à l’écoute, leurs conseils sont pertinents et bienveillants (c’est important, je trouve).

Pour progresser, c’est parfait. Si on ajoute à cela la liberté d’organiser notre temps d’apprentissage à notre convenance, de revoir un tuto si besoin, d’être suivi par un ou une référente supplémentaire qui ne nous lâche pas, ce format à domicile est une aubaine. Alors oui, je me suis sentie bien guidée, même mieux qu’en présentiel dans bien des cas.

Tu avais déjà suivi le parcours Digital Painter auparavant. En quoi cette première
expérience t’a aidée (ou non) à aborder cette nouvelle formation sur Illustrator ?

La formation Digital Painter m’a permis de combler des lacunes et de maitriser mieux les règles de base, les ombres, les lumières, la couleur, les perspectives etc. Elle m’a permis aussi de découvrir les divers courants de cette discipline et de savoir ce que je veux ou ne veux pas faire. A la fin de cette formation, je n’avais qu’une envie, c’était de commencer la seconde. Parce que je faisais une fixette sur le mot « complémentarité ».

J’ai abordé cette deuxième formation en totale confiance et je n’ai pas été déçue. C’est bel et bien ces deux formations qui me permettent aujourd’hui de construire mon identité artistique. Et ça, c’est très important.

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Ton mentor souligne ta rigueur et ta sensibilité graphique. Est-ce que tu as senti une évolution dans ta manière de concevoir et structurer tes projets pendant la formation ?

J’ai pris confiance en moi, je me suis libérée du complexe de l’autodidacte. J’ai découvert que le graphisme exige de la rigueur et j’ai été totalement séduite par cet art et par le monde de la typographie. J’ai évolué grâce à cette formation car tout ce que je conçois aujourd’hui est structuré, et je peux le justifier, parce que mes réflexions sont basées sur ce que j’y ai appris.

Tu as réalisé une affiche intitulée “L’atelier du sel” pour ton projet de fin de parcours. Est-ce que tu peux nous raconter ce projet ?

J’ai tout de suite eu l’envie de réaliser une affiche pour mon travail de fin de parcours, car je suis une admiratrice des affichistes du XXème siècle, comme Emil Cardinaux, Tom Purvis, Alain Le Quernec ou même David Carson.

J’ai voulu me confronter à l’exercice d’une illustration vectorielle soumise aux lois du graphisme. Quelques hésitations sur le choix de mon sujet, mais comme je venais de cesser mon activité de paludière et que la saline familiale de mon conjoint était fraichement reprise par un jeune paludier à la tête de « l’atelier du sel « , j’ai trouvé pertinent de travailler avec un vrai interlocuteur, pour une vraie entreprise et de créer une vraie affiche publicitaire.

J’ai structuré cette affiche en tenant compte des éléments de la saline et des indications de texte que souhaitait l’atelier du sel. De la perspective, bien sûr, toujours assez étonnante sur les salines, mais aussi tout ce qui est présent lors d’une récolte de sel. J’ai placé les éléments avec l’aide du nombre d’or et la lecture en Z : la jeune femme qui cueille la fleur de sel, la brouette, les petits mulons de sel, les ponts d’argile, les talus, le gros mulon de sel, la cabane du paludier, les oiseaux, le ciel immense sur nos têtes. Et puis la typo et ses exigences. L’aide de Damien Gallez a permis de poser tout cela avec assurance, ce qui fait toute la différence, car d’un coup, le boulot devient pro et ça se voit !

Cette affiche est maintenant exposée dans la toute nouvelle boutique de « l’atelier du sel » et je pense qu’elle a de beaux jours devant elle.

Et voici la magnifique affiche réalisée par Anne dans le cadre de sa formation. 

Tu évoques la qualité des tutoriels et l’accompagnement de Damien tout au long de la formation. Comment son suivi a contribué dans ta progression ?

Damien, c’est un pilier de la formation. D’une part, ses tutos sont agréables à suivre car ils sont clairs et vraiment formateurs. D’autre part, son regard sur le projet final est ce qui transformera la réalisation en un travail professionnel.

Si je résume, je suis partie de zéro sur ce logiciel et j’ai suffisamment progressé, grâce à la formation et à Damien pour présenter une affiche pro. L’imprimeur avec qui je travaille m’a dit, lorsque j’ai fait imprimer cette affiche, qu’il connaissait des graphistes de longue date, incapables de réaliser ce que je venais de faire. C’est tout de même gratifiant, non ?

Avec le recul, qu’est-ce que cette formation t’a apporté dans ton projet de reconversion ? Et comment tu envisages la suite, notamment dans ton réseau local ?

J’aime ce que je fais et grâce à ces deux formations je peux aujourd’hui construire mon identité artistique.

J’ai déposé ma marque et mon logo, je suis donc « La Korrigraph’ » archiviste visuelle (merci à Nicolas, mon référent chez Tuto pendant la formation Illustrator, c’est grâce à toi !) Je développe mon travail pour qu’il se situe à l’intersection de l’illustration architecturale, de l’art graphique et de la documentation patrimoniale. Un vaste programme qui me correspond parfaitement.

Actuellement, mes objectifs sont d’étayer mon portfolio, de répondre à des appels d’offres dans l’événementiel, de réaliser des expos. J’ai un suivi avec la chambre du Commerce et j’ai le statut d’artiste auteur. Je veux attirer des missions autour du patrimoine architectural de ma région (et d’ailleurs aussi) et me faire connaitre par cette voie. J’ai aussi quelques demandes pour créer un atelier de prise en main du médium numérique et un projet de BD en standby mais ce ne sont pas mes priorités.

Par contre, je ne m’interdit pas d’étudier la 3D dans un futur proche (complémentarité oblige). En conclusion, La Korrigraph’ est née, elle doit maintenant grandir et se faire connaitre.

En toute sincérité, même si la route reste longue, ces formations ont été une aubaine, elles sont une pierre angulaire dans mon parcours. Un très grand Merci à Tuto.com pour cela.

J’ai un tout nouveau blog et une boutique en ligne avec mes réalisations récentes ici :

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Sophie: Responsable marketing et partenariats chez Tuto.com depuis plus de 10 ans, Sophie Boulanger partage les actualités liées aux formations numériques. Elle aime également échanger avec les élèves ayant suivi un parcours sur Tuto.com afin de transmettre leurs retours d’expérience… et peut-être vous donner envie, vous aussi, de vous lancer.