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De la communication à la vidéo, le témoignage d’Anthony sur sa formation Vidéaste

Anthony passe devant la Citadelle de Sisteron presque tous les jours, mais il a fallu qu’il la filme pour vraiment la regarder. Ce changement de regard, il le doit aux six mois de formation Vidéaste qu’il a suivis chez Tuto.com après un licenciement, en pleine recherche d’emploi. Responsable communication au MEDEF et à la CPME, il savait déjà faire du graphisme, du print et des réseaux sociaux. Il lui manquait la vidéo. Accompagné par son mentor Bernard Bertrand, il a profité de cette transition pour se donner une nouvelle compétence. Il raconte comment.

Ce qu’il faut retenir :

  • Après son licenciement, Anthony, responsable communication, a ajouté la vidéo à un profil déjà solide en graphisme, en print et sur les réseaux sociaux.
  • Il a suivi la formation Vidéaste pendant six mois comme une vraie activité professionnelle, en parallèle de sa recherche d’emploi.
  • Son mentor Bernard Bertrand lui a appris à réfléchir d’abord à ce qu’il veut raconter : la technique doit servir l’histoire.
  • L’accompagnement pédagogique l’a aidé à garder un rythme régulier sur une formation en ligne.
  • Son reportage sur Sisteron, filmé en partie au drone et monté sur DaVinci Resolve, est le point de départ de son portfolio vidéo.

Pour commencer, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours jusqu’à la formation Vidéaste ?

Bonjour ! Je m’appelle Anthony Muns, j’ai 39 ans et j’habite à Sisteron, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Mon parcours professionnel est assez polyvalent, avec un fil conducteur autour de la communication, de la relation avec les publics et de la création de contenus.

Après avoir vécu à Paris, j’ai commencé ma vie professionnelle dans différents domaines, notamment dans le commerce et la gestion, l’administratif et comme conseiller mutualiste. Cette expérience m’a beaucoup apporté sur le plan humain, notamment dans la relation avec les clients, l’écoute et l’accompagnement.

J’ai ensuite évolué vers la communication, avec un poste de responsable communication au sein du MEDEF et de la CPME. J’y ai travaillé sur des problématiques de communication très variées : création graphique, supports print, communication institutionnelle, rédaction, réseaux sociaux et identité visuelle.

Après ton licenciement, tu aurais pu chercher un poste de communicant classique. Qu’est-ce qui t’a conduit vers la vidéo, et pourquoi avoir choisi la formation Vidéaste de Tuto.com ?

Après mon licenciement, j’aurais effectivement pu me contenter de rechercher un nouveau poste dans la communication, puisque c’est un domaine que je connaissais déjà bien. Mais j’ai plutôt vu cette période comme une occasion de faire évoluer mon profil.

Dans mon expérience professionnelle, j’avais déjà beaucoup travaillé sur le graphisme, le print, les réseaux sociaux et la communication institutionnelle. La vidéo était finalement la compétence qui me manquait pour pouvoir proposer une approche beaucoup plus complète de la création de contenus.

Je voyais aussi que les usages évoluaient énormément : sur les réseaux sociaux comme dans la communication des entreprises et des collectivités, la vidéo prend une place de plus en plus importante. Je me suis donc dit que plutôt que de repartir exactement avec le même profil qu’avant, autant profiter de cette transition pour ajouter une véritable corde à mon arc.

J’ai choisi Tuto.com parce que je cherchais une formation suffisamment complète pour aller au-delà de simples tutoriels de montage. Je voulais comprendre l’ensemble du processus : la prise de vue, la construction d’une séquence, le cadrage, la narration, le montage et la finalisation d’un projet.

Le format du parcours m’a également intéressé parce qu’il permettait de travailler dans la durée, avec un mentor et un accompagnement, plutôt que de simplement accumuler des vidéos de formation sans véritable suivi.

Notre formation Vidéaste est aussi éligible au CPF. Accédez directement aux fiches avec 3h, 6h ou bien 9h de mentoring.

Tu as suivi la formation pendant six mois tout en étant en recherche d’emploi. Comment as-tu organisé tes journées entre apprentissage et démarches ?

J’ai essayé de considérer cette formation comme une véritable activité professionnelle et pas simplement comme quelque chose que je faisais lorsque j’avais du temps libre.

Mes journées étaient donc organisées autour de deux axes : d’un côté la recherche d’emploi, avec les candidatures, les recherches d’offres et les démarches auprès de France Travail et de l’autre la formation vidéo.

Je consacrais régulièrement des plages horaires à l’apprentissage et surtout à la pratique. Je ne voulais pas simplement regarder les cours et passer au suivant : je prenais le temps de refaire les exercices, de tester les différentes fonctionnalités de DaVinci Resolve et de comprendre pourquoi telle ou telle méthode était utilisée.
Cette organisation m’a aussi permis de garder un rythme pendant une période qui aurait pu être assez déstabilisante après un licenciement. La formation donnait un objectif concret à mes journées.

Et au fur et à mesure, je me suis rendu compte que les deux démarches étaient finalement complémentaires : ma recherche d’emploi me poussait à réfléchir à mon profil professionnel, tandis que la formation me permettait de l’enrichir et de me différencier.

Y a-t-il eu un moment de la formation où tu as senti que ta façon de regarder et de construire une image avait changé ?

Oui, assez rapidement, j’ai commencé à regarder les choses différemment.
Avant la formation, lorsque je regardais une vidéo ou un paysage, j’avais surtout un regard de spectateur. Progressivement, je me suis mis à réfléchir comme quelqu’un qui doit construire une image : pourquoi choisir ce cadrage plutôt qu’un autre ? Où placer le sujet ? Quel mouvement de caméra apporter ? Quelle image pourra servir au montage ?

C’est particulièrement devenu évident lorsque j’ai commencé à travailler sur mon projet de reportage patrimonial consacré à la Ville de Sisteron. Je connais très bien la ville, mais le fait de devoir la filmer m’a obligé à la redécouvrir.

Un monument que je pouvais voir tous les jours pouvait soudain devenir intéressant sous un certain angle, avec une certaine lumière ou dans un mouvement de caméra précis. J’ai commencé à penser davantage en termes de plans et de séquences plutôt qu’en termes de simples « belles images ».

Je pense que c’est l’un des principaux changements que je retiens de la formation : aujourd’hui, lorsque je regarde un endroit, je réfléchis beaucoup plus spontanément à la manière dont je pourrais le raconter en vidéo.

Ton mentor, Bernard Bertrand : qu’est-ce qu’il t’a apporté que des cours en vidéo seuls ne t’auraient pas donné ? Un conseil t’a-t-il particulièrement marqué ?

Le mentorat a été pour moi un véritable complément à la formation en ligne. Les cours permettent d’acquérir des connaissances et de découvrir des techniques, mais avoir quelqu’un qui regarde notre travail avec un œil extérieur permet de prendre du recul et surtout de comprendre ce qui peut être amélioré.

Bernard Bertrand m’a notamment permis de ne pas rester uniquement dans une logique d’apprentissage technique. Ses retours m’ont poussé à réfléchir davantage à mes choix, à la construction de mes images et à la manière de raconter quelque chose à travers une vidéo.

C’est aussi rassurant lorsqu’on apprend seul derrière son ordinateur : on peut facilement avoir l’impression que l’on fait correctement les choses sans forcément voir ses propres défauts. Le regard du mentor permet justement d’identifier ces points-là et de progresser plus rapidement.

Le conseil qui m’a le plus marqué est finalement cette idée de ne pas chercher uniquement à maîtriser les outils, mais de réfléchir d’abord à ce que l’on veut raconter. La technique doit rester au service de l’histoire et du message.

L’accompagnement d’une assistante pédagogique faisait partie du parcours. Concrètement, qu’est-ce qui a fait la différence dans ton quotidien d’apprenant ?

L’accompagnement pédagogique m’a surtout apporté un cadre et un interlocuteur lorsque j’avais besoin d’aide dans mon parcours.

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Quand on suit une formation en ligne pendant plusieurs mois, on peut facilement perdre le rythme ou se retrouver avec des questions auxquelles on ne trouve pas immédiatement de réponse. Le fait de savoir que l’on pouvait être accompagné permet de ne pas rester seul face à une difficulté.

Cela m’a aussi aidé à garder une certaine régularité dans la formation. Comme j’étais parallèlement en recherche d’emploi, avoir ce cadre était important pour continuer à avancer et ne pas laisser la formation passer au second plan.

Au final, je dirais que la différence se situe surtout là : la formation reste en ligne et flexible, mais on n’a pas pour autant le sentiment d’être complètement livré à soi-même.

Ton projet de fin de parcours est un reportage sur Sisteron, “Entre patrimoine & paysages d’exception”. Pourquoi cette ville et quel regard voulais-tu porter sur elle ?

Le choix de Sisteron s’est assez naturellement imposé à moi. C’est la ville où je vis et que je connais bien, mais justement, je trouvais intéressant de l’aborder avec un regard différent.

Sisteron possède un patrimoine particulièrement riche, avec sa Citadelle, ses fortifications, sa cathédrale, mais aussi des paysages très forts autour de la Durance et du rocher de la Baume.

Pour mon projet, je ne voulais pas simplement réaliser une succession de plans touristiques ou faire une vidéo qui ressemble à une carte postale. Je voulais essayer de construire un véritable petit reportage patrimonial, avec une progression et une atmosphère, en mettant autant en avant le patrimoine que les paysages qui font l’identité de la ville.

L’idée était aussi de montrer une ville que je connais au quotidien comme si je la redécouvrais, avec le regard d’un vidéaste. Cela m’a obligé à prendre du recul sur mon propre environnement et à chercher des angles, des lumières et des plans auxquels je n’aurais probablement pas prêté attention auparavant.

Et voici le projet vidéo d’Anthony, Sisteron : entre patrimoine & paysage d’exception

Entre la Citadelle, la cathédrale Notre-Dame-des-Pommiers, les fortifications et le rocher de la Baume, il y avait beaucoup à montrer. Comment as-tu construit ton reportage, du choix des lieux au montage final, et de quel choix es-tu le plus fier ?

J’ai essayé de construire le reportage comme une véritable histoire plutôt que comme une simple succession de plans.

J’ai d’abord réfléchi aux différents lieux que je voulais présenter et à la manière de créer une progression entre le patrimoine bâti et les paysages. La Citadelle et les fortifications permettent notamment d’installer immédiatement l’identité historique de Sisteron, tandis que les vues plus larges permettent ensuite de replacer la ville dans son environnement.

Le tournage m’a ensuite permis de multiplier les types de plans afin d’avoir suffisamment de matière au montage : plans larges, détails, mouvements de caméra et prises de vue aériennes avec mon drone.

Le montage sur DaVinci Resolve a finalement été une étape essentielle, parce que c’est là que tous ces plans prennent réellement leur sens. Il fallait trouver le bon rythme, sélectionner les images les plus pertinentes et construire une continuité entre les différentes séquences.

Le choix dont je suis probablement le plus fier est d’avoir cherché à dépasser le simple aspect « vidéo touristique ». Je voulais que les images donnent envie de découvrir Sisteron, tout en racontant quelque chose de la ville et de son environnement.

Tu viens de terminer ton parcours. Si tu devais faire le bilan de cette formation, qu’est-ce que tu en retiens, et quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à se lancer ?

Je retiens avant tout une vraie progression entre le début et la fin du parcours.
Je suis arrivé avec une expérience déjà assez importante dans la communication et dans la création graphique, mais avec beaucoup moins de connaissances dans le domaine de la vidéo. Aujourd’hui, je suis capable d’aborder un projet vidéo de manière beaucoup plus structurée, depuis la réflexion sur les images jusqu’au montage final.

La formation m’a également permis de comprendre que la vidéo ne se résume pas à maîtriser un logiciel de montage. Il faut penser au tournage, au cadrage, à la lumière, au rythme, au son, à la narration et à la cohérence de l’ensemble.

À quelqu’un qui hésite à se lancer, je conseillerais surtout de ne pas avoir peur de pratiquer. On peut regarder énormément de cours et de tutoriels, mais c’est en réalisant ses propres projets que l’on progresse réellement.

Et je pense qu’il faut également accepter de ne pas être immédiatement excellent. Au début, on tâtonne, on fait des erreurs, on recommence. L’important est de continuer à produire et à apprendre de chaque projet.

Et maintenant, quelle est la suite pour toi ? Un prochain projet vidéo, une recherche d’emploi qui associe communication et vidéo ?

La suite est de mettre cette nouvelle compétence en pratique.
Je poursuis actuellement ma recherche d’emploi dans le domaine de la communication, avec l’envie de trouver un poste qui me permette, lorsque cela est possible, de réunir mes différentes compétences : communication, création graphique, réseaux sociaux et désormais vidéo.

En parallèle, je souhaite continuer à développer mon portfolio avec des projets personnels et professionnels. Mon reportage sur Sisteron est une première réalisation importante, mais je ne veux surtout pas qu’il reste un projet de formation. L’objectif est maintenant de continuer à filmer, monter et produire pour gagner en expérience et construire progressivement un portfolio vidéo.

À terme, je suis également ouvert à développer des prestations de création de contenus vidéo, notamment pour des entreprises, des associations, des collectivités ou des acteurs locaux.

Je vois donc cette formation non pas comme une fin, mais plutôt comme le point de départ d’une nouvelle compétence que je veux maintenant confronter à des projets réels.

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Sophie: Responsable marketing et partenariats chez Tuto.com depuis plus de 10 ans, Sophie Boulanger partage les actualités liées aux formations numériques. Elle aime également échanger avec les élèves ayant suivi un parcours sur Tuto.com afin de transmettre leurs retours d’expérience… et peut-être vous donner envie, vous aussi, de vous lancer.